Allemagne du Nord 2015

Départ :

Cette année, après avoir apprécié – que dis-je ? a-d-o-r-é – le camping-car l’année dernière alors même que nous avions loué un vieux bouzin (eau chaude en option et odeurs nauséabondes fournies gratuitement)… nous voici repartis dans un Glamys 22 de Mac Louis : le pied intégral. Evidemment, on surfe sur la toile pour trouver le nôtre, et l’acheter, pour de nouvelles aventures  … Vous n’avez donc pas fini d’entendre parler de nous !

On est partis ce soir avec plusieurs heures de retard sur notre idée de base, mais peu importe. Le camping-car (CC pour les intimes ou bouzin pour nos proches … ) étant loué à un mec absolument charmant mais qui n’utilise pas ledit CC, était peu équipé. Du coup, on a ajouté l’essentiel : table, chaises, casseroles outre nos brosses à dents … et on est partis sans k-way (pour la mer Baltique !si si … nous sommes des optimistes !).

Partis à 18h, on n’est pas allés bien loin mais peu importe : vive les vacances !!

1er arrêt : Champagne ! On le valait bien, même si on n’aime pas ça (le champagne) !

Grâce à la licence France Passion : arrêts chez les agriculteurs – de l’amour est dans le pré, ou pas – qui nous accueillent adorablement chez eux, sur des emplacements plus ou moins bucoliques. Quand ça ne l’est pas (bucolique), et bien on se barre ! Après tout, on est là pour s’éclater.

Donc là : après un essai infructueux chez un producteur bio (dommage !!), nous voici arrêtés sur une aire bien sympathique, fleurie et tout, avec balançoire, pour la nuit.

Alsace – Struthof :

Notre premier but, c’est l’Alsace. Nous voici donc (re)partis !

On veut faire visiter le Struthof (camp de concentration en France – 6.000 déportés – ayant été le centre administratif de 70 camps annexes : 50.000 déportés en tout, 20.000 morts) aux enfants. Romain et moi l’avons déjà vu mais on s’est dit que nos nains avaient le « bon âge » (s’il y a un âge…) pour découvrir l’indicible.

Notre road trip a donc commencé donc par cette leçon d’histoire. Les enfants étaient plein de questions dont notamment, celle à laquelle on ne peut répondre : « comment est ce possible que des gens aient fait des choses pareilles ?? ».

Pour ce moment émouvant s’il en est, on s’est arrêtés à une autre aire France passion,  en plein milieu des vignobles. La classe ! Et un vin plutôt bon, même s’il ne vaut pas le LOEW auquel on s’est arrêtés le lendemain.

Alsace et Center Parcs :

Impensable de passer par la route des vins sans passer chez notre producteur favori : LOEW, découvert lors de vacances en Alsace quand Erinne avait 1 an à peine … Toute une aventure puisqu’à l’époque, notre fille restait interdite devant la gamine locale : Mathilde, affublée du même doudou, autrement appelé Jeannot (pour Mathilde) contre Doudou (pour Erinne).

On est donc repartis avec 12 bouteilles toutes neuves et les filles se sont présentés Jeannot et Doudou, bien plus usés qu’il y a 11 ans !!

Ensuite, petite marche arrière pour des parents mal organisés question trajet (la prochaine fois, on fera plus attention, en accordant plus de temps en amont à l’itinéraire).

Top départ pour une soirée Center Parcs « les trois forêts » en Alsace et, du coup, pause services pour le CC et pédicure pour la famille ! (faut être présentable à la piscine, quand même !)

4 heures de toboggans à bouées et de rivière sauvage, et de mur d’escalade (finissant inévitablement par un grand splash … pour la joie des enfants) ! On s’est éclatés ; on n’a pas vu le temps passer.

Du coup, nouvel arrêt France Passion, sans intérêt particulier celui-ci, mais nous accueillant chaleureusement et trèèèès tardivement !

Pèlerinage à Mainz !

Enfin : franchissement de la frontière franco-germanique !

Départ pour Mainz où, sincèrement, il n’y a rien de spécial à voir (si l’on exclut le sans doute splendide musée Gutenberg que nous ne sommes pas allés visiter) …

La seule raison de notre passage par cette ville : un pèlerinage de la maman de la tribu !

J’ai vécu là quelques mois, et travaillé au restaurant que je ne peux que vous recommander : le HDW. Un grand moment d’émotion (comme ils diraient à la télé) que d’aller y déjeuner 20 ans plus tard !

Bref, on est repartis après l’achat d’un bretzel dans mon échoppe préférée.

Direction Köln (Cologne pour les Français) !

Cologne :

Installés dans une aire plutôt calme et bien remplie, au bord du Rhin, nous avons pu nous rendre au centre de Köln à deux reprises en vélo. Génial !

Une ville pas particulièrement palpitante, il faut bien l’avouer … mais nous étions là, cette fois, pour un pèlerinage par procuration. Les amies d’Erinne y sont allées l’année passée en voyage scolaire et elle voulait y aller. Les enfants aussi ont droit au chapitre, et Erinne nous avait donc organisé deux visites : la cathédrale, et le musée du chocolat.

La cathédrale serait de fait splendide si nos voisins les Allemands prenaient le temps (l’argent ?) de la rénover. Elle est très noire de l’extérieur, et très sombre de l’intérieur.

Romain et moi avions visité la Sagrada Familia il y a quelques semaines … ça fait un choc !

Pause agréable sur le bord du Rhin, pendant laquelle Virgile a pu patauger et nous gouter la Kölsch, bière locale, légère, blonde et amère.

Sur le retour de notre balade en vélo, petit tour dans le téléphérique. Aller retour s’il vous plait, sinon vous êtes « coincés » l’autre côté ! Ballot quand vous avez votre vélo qui vous attend.

Grand bien nous a pris de faire à l’improviste ce tour de téléphérique car Köln est aussi animée le dimanche que fantomatique le lundi …

Lundi matin, sous un temps très (trop) pluvieux, nouveau départ en vélo pour le musée du chocolat cette fois. Une fois arrivée, on est arrivés devant un site fermé le lundi ! nan ??!! si !

Pensée pour Fanny et Eva, amies de ma fille à qui il était prévu de rapporter un souvenir. Et dédicace à Pierrette, qui aurait été « amapée » suite à cette visite !

Damned ! Idem pour les chocolateries, les églises, le téléphérique et les biergarten ! Incredible …

Du coup, on a plié boutique et – sous une pluie battante – pris la route de Berlin.

Berlin :

Nous avons adoré être là, y circuler à vélo (on a dû faire 40 kms !) avec autant de facilité, voir les vestiges du mur et suivre son ancien chemin, marcher sur la Brandebourg Tor et s’imprégner de la liesse populaire passée, s’imprégner de l’Histoire … et faire la fête sur l’Alexanderplatz … Pause bratwurst et bière, natürlich !

On reviendra sans les enfants pour y profiter de la version noctambule !

Grande pensée pour mon amie Susann pendant ces deux jours. Elle attend son bébé, et moi je me promène dans sa ville.

Waren – Müritz :

En route pour la nature !

Nous voici ce soir arrivés à Scharwenhof, dans le parc national du Müritz. De la verdure à perte de vue, et des lacs, et encore des lacs.

Notre chasse au bretzel pour le gouter est restée infructueuse … argh !

Ce soir, apéro bière en l’honneur de celle qui se reconnaitra 🙂

Le lendemain, balade en vélo au programme, pour profiter de cette belle nature. Météo 18° mais soleil.

Nous sommes partis pour la balade envisagée. Personne à l’aire pour nous renseigner, mais peu importe, nous sommes partis à l’aventure, plan en main et enfants en selle. Romain était optimiste et nous a tous incités à un tour (Schwarzenhof – Spek – Boek – Schwarzenhof) de 21 kms (je prêchais à tort pour 10). C’était vraiment fait pour les vélos, comme souvent en Allemagne, et absolument parfait, perdu (mais bien indiqué) dans les bois.

Après une pause repas autour d’une bockwurst mit brötchen und senf (sorte de grosse knacki plus goûteuse avec un petit pain et de la moutarde allemande qui n’en est pas), un élan sportif a guidé Romain (et nous à sa suite … coin coin) dans le sens inverse du tour. On aura donc fait 30 kms au lieu de 21, et les enfants ont suivi sans souci !

Et comme nos jambes n’en avaient pas assez, on a grimpé à la tour d’observation à mi chemin : 171 marches (ben oui, on a compté, évidemment …).

Au retour, on avait envie de changer d’air et j’avais repéré une aire à bouzin proche du lac sur un port de plaisance (version luxe : avec machine à laver, il fallait qu’à mi road trip on fasse quelque chose). On a donc pris la route.

On a eu le temps de faire notre lessive … (toujours utile de découvrir qu’il reste des progrès à faire en matière de libération de la femme : la machine étant installée dans les douches … des dames) puis de constater que grand mal nous avait pris de déménager : en guise de port de plaisance : 12 bateaux (et pas âme qui vive!) et en guise d’aire : un camping ultra bruyant !

Nos voisins avaient une caravane et un auvent hyper organisé : basse, projo, micro, synthé etc … Le concert a débuté à 22h ; on est partis à 22h30. On voulait dormir (si on avait voulu aller à un concert, on l’aurait fait d’initiative et puis, il faut l’avouer, j’adore parler allemand mais en chanson, bof) !!!

23h30 on était installés en sauvage sur les bords du Lac de Müritz, sur un port de plaisance, un vrai. On a découvert le paysage au réveil !

Petit déj’ ensoleillé au bord du lac et départ aux Termes de Röbel, qui étaient, en fait, une piscine sympathique (et coûteuse, pour une piscine …).

La suite de la journée a été consacrée à la visite d’un petit magasin de travail du verre (idée sous jacente : achats de perles pour mes fabrications de bijoux – y’en avait des splendides … ) et à déménager aux abords de Neu Brandeburg, que nous visitons demain avant notre virée sur l’Ile de Rügen, que nous attendons tous avec impatience.

Neubrandenburg :

Passage express à Neu Brandeburg. Mon étape médiévale n’était pas très réclamée par ma tribu, qui voulait absolument filer sur Rügen. On a donc fait une étape « à la japonaise » : on descend, on fait quelques photos, et on repart. Faut dire que le dimanche, ce petit village est éteint (ils ne sont pas en phase avec Köln … !).

Arrivés sur Rügen vers 16h, on s’est installés sur l’aire face à la mer Baltique. Le pied intégral. Apéro sur le front de mer après une baignade (les enfants einh, pas les parents … eau à 17°).

Rügen :

Réveil tardif pour toute la tribu. Matinée à la mer avec re baignade d’Erinne et Virgile et coups de soleil (si si !!) pour moi.

Repas sur le front de mer : j’ai gouté aux fishbrötchen (petit pain avec du poisson dedans, généralement du hareng – j’ai choisi la version avec saumon !). Pour ma tribu, ils ont préféré les valeurs sures : la saucisse ou le poulet.

Ensuite, on a pris la direction de Sassnitz où l’on peut voir les fameuses falaises de craie.

Grande balade à pied à partir de notre aire pour s’y rendre.

Arrivés sur place, la vue à partir du haut de la falaise est payante jusque 19h. On a choisi de voir d’en bas : 418 marches !

Mais ça valait le coup.

Contre toute attente, après 19h, l’entrée au site reste ouverte et on peut admirer les falaises ET le coucher de soleil gratuitement …

Ile de Rügen suite : Prora et Binz

Le matin, départ pour Prora, toujours sur l’ile. Dans cette ville, on trouve le très déconcertant « club med nazi » … dixit le Guide du Routard : « un gigantesque ensemble de béton de 4.5 kms qui s’étire le long d’une plage témoigne d’un épisode peu connu du nazisme : Prora devait devenir un complexe de vacances pour accueillir jusqu’à 20.000 personnes récompensées pour leur zèle national-socialiste. Ce sinistre bâtiment aurait dû allier loisirs bon marché et endoctrinement …

Aujourd’hui en ruines, il accueille quand même une AJ et une discothèque, le Miami (sic !).

Contre toute attente, en 1937, ledit bâtiment recevait le Grand Prix d’architecture …

Baignade à la belle plage avec une météo toujours aussi clémente depuis Berlin. La température ne cesse de croitre et à la plage, on avait 29° !

Nous avons enfin, à regret, quitté l’Ile pour le continent. Nous avons dormi sur une aire assez tranquille, mais horriblement couteuse pour un simple parking sans aucun services (tout étant relatif par ailleurs si on compare au cout d’un camping) : 15€ et taxe de séjour à ajouter si vous avez le mauvais goût d’être encore là à 11h : 4€ !

Wismar :

Nous avons pris la route de nouveau avec comme premier objectif de trouver un magasin de vente d’accessoires pour camping-car puisque nous venions de perdre notre bouchon d’eau propre !  Contre toute attente, on en a trouvé un sur notre chemin qui, en plus, vendait bien des bouchons. Quelle chance ! On en a profité pour regarder avec envie les bouzins à vendre. Hihi.

Cet après-midi, visite de la charmante ville de Wismar, joyau hanséatique. La place principale est charmante et les ruelles tout autant.

Nous avons décidé de dormir à Schwerin pour être sur place demain pour visiter le château et ses environs. On a vu le château en arrivant … c’est la Belle au bois dormant !!

Schwerin :

Nos hommes avaient fait un tour hier soir pour préparer le grand tour d’aujourd’hui …

Du coup, grande balade en vélo pendant laquelle nous avons admiré le château digne d’un conte de fées (j’espère qu’il a fait rêver Nini ! … On dirait que je suis une Princesse ?), et la charmante vieille ville dans laquelle nous nous sommes offerts un p’ti resto, parce qu’on le vaut bien.

Ensuite, compte tenu de son succès inégalé : re baignade !! Le lac n’est pas si froid, qu’ils disaient … Bon, de fait, les enfants ont de nouveau sauté à l’eau. Faut dire que la météo est à la canicule ! 34°C aujourd’hui …

Finalement, les k-way oubliés ne manquent pas tellement, même si on en aurait eu besoin à Berlin.

On est tellement bien sur notre « parking » (à 20 m du lac) qu’on y reste pour la nuit. Demain, départ pour Lübeck puis la Hollande …

Il ne reste que 6 jours de vacances et Erinne commence à trouver ça féroce…même si ses chats et son chien lui manquent terriblement !

Lübeck :

Chute des températures …  visite de la ville sous la pluie. Ce site est classé UNESCO et le mérite sans aucun doute.

En revanche, si l’architecture mérite incontestablement le détour, ce qui en a été fait touristiquement parlant laisse perplexe. Les ruelles aux bâtisses exceptionnelles sont bardées de commerces d’une banalité décourageante et l’intérieur des églises, splendides d’extérieur, est peint en blanc et souvent réhabilité en musée ou salle de concert. L’une d’elle était en l’occurrence le lieu d’une expo d’art moderne (surprenante comme il se doit) et on y trouvait même un troquet (oui, oui, à l’intérieur de l’église …).

Manger un bout le midi relève aussi de la surprise : on a gouté la bratwust revue par la communauté turque, un échec cuisant, il faut l’avouer ! Comme a dit Erinne qui découvrait récemment les restos chics : « Madâme, je vous présente votre assiette de mare de ketchup accompagné de sa très curieuse bratwurst, servie avec des pommes frites en carton ».

Bref, ville à visiter en se perdant dans les ruelles, en restant à l’extérieur et en emportant votre pique nique (sauf à trouver mieux que nous, ce qui doit être possible).

On a filé ensuite au nord de Lübeck, à Travemünde puisque la météo (20°) nous était de nouveau favorable. Jolie plage de Mer du Nord, pleines de « korb », ces petites maisonnettes pour se protéger du vent sur la plage.

On est restés pour la nuit et joué au badmington en famille !

Pays-Bas :

On a immédiatement été conquis par ce pays ! On a commencé par traverser de petits villages absolument ravissants, chaque maison prenant grand soin de son jardin. On n’a pas pu s’empêcher d’entonner le petit air que chaque parent ayant emmené ses enfants à Disneyworld connait (et aura en tête 24h après lecture du blog – mouarfff) : it’s a small small world … na na na nana … Les villages sont régulièrement traversé de canaux et d’écluses. On adooooooooooooore.

Mon mec et moi, on a dit : v’la, pour notre retraite bourgeoise, c’est ici ! (bon, faudra alterner avec la Guyane …).

Découverte aussi de la Mer des Wadden. Une splendeur, un lieu apaisant qu’il a dit mon homme.

Les camping-cars ne sont pas légion dans ce pays, contrairement aux habitudes que nous avions prises en Allemagne. Les habitants nous regardent passer …

Les villages sont restés dans l’idée de ceux découverts en arrivant : briques rouges, jardins rivalisant de propreté et d’inventivité (version bucolique, version japonaise, version art moderne, etc) et bords de fenêtre comme en Norvège : petites lanternes apparentes. J’en rêve (mais ici, et en Norvège, les fenêtres s’ouvrent vers l’extérieur, et non l’intérieur, ce qui permet cette déco). Sans compter les canaux et les écluses, régulièrement sur notre chemin dans cette partie des Pays Bas, outre les moulins, et les éoliennes.

On est arrivés à Amsterdam vers 17h et on a enfourché de suite nos vélos pour s’y rendre via le ferry. J’avais hâte, et ma tribu aussi.

L’aire n’a aucun intérêt et est un parking purement utilitaire (et bruyant) pour s’y stocker pour aller visiter la ville. Mais elle a au moins le mérite d’exister (pour 24€ la nuit), ce qui, à Paris  n’existe pas !

Alors, ce n’est pas très conventionnel comme avis (mais on s’en fout) : nous, on n’a pas aimé du tout cette ville !!!!

En plein mois d’aout, cette capitale était sale (bouteilles et emballages dans les canaux et partout ailleurs), y faire du vélo s’est avéré un cauchemar (c’est la foire d’empoigne, contrairement à Berlin) et l’odeur de l’herbe était omniprésente (et pas seulement dans les coffee shop ! Pas forcément désagréable, mais faut le savoir … ).

Sans doute faut-il y venir hors saison touristique et sans enfants ?

Nous sommes donc repartis, frustrés, le lendemain. Autant se redonner une chance plus tard, quand on aura en plus pris soin de réserver le musée Van Gogh et la Maison d’Anne Franck. Et puis, en venant l’hiver, on s’offrira un tour dans un café brun.

Quelques belles photos quand même !

La mer des Wadden :

Amsterdam :

Voila c’est fini ! Retour par Lille avec visite de concession de CC puis la Seine-et-Marne.

4.000 kms dans les roues !

Rendez vous au printemps prochain, avec notre bouzin à nous !!