Croatie et Slovénie 2018

Vendredi 3 et samedi 4 :

Déplacement le 2 au soir dans la campagne de Maribor. Du vert profond et des petites maisons, colorées ou pas, par ci par là. On adore. On profite.

Vendredi on est allés se promener dans Maribor, sans Erinne, qui avait des ampoules sous les pieds à avoir voulu jouer les midinettes en allant dans Ljubljana en talons … Elle est donc restée au CC, avec Bamboo qui vieillit décidément beaucoup et qui n’aime plus les balades dépassant 2 kms, les t° au dessus de 22°, les nuits trop longues, etc … A part sa gamelle, son tapis et une baignade de temps en temps, non merci. Franchement, l’aventure, c’est devenu pénible. Motus et une ptite laine, ça lui va mieux.

Bref, Maribor : une ville charmante selon Virgile et moi, dont l’entrain n’a pas été partagé par Romain. Balade sous 34° à l’ombre. Cuisant. Un mélange étonnant de façades baroques et d’immeubles de bureau très modernes, un peu de vie mais pas trop, quelques terrasses sans vraiment de clients, un marché local sur la place principale mais avec 3 stands. Ceci dit, les fraises sont succulentes.

Nous avons rejoint ensuite la campagne « mariborienne » au bord d’un étang pour déjeuner, puis avons pris la route (50 kms) pour rejoindre les termes proche de Ptuj, dont les nains voulaient profiter de nouveau.

Nous envisageons ensuite un lent retour vers la France, par Strasbourg avec une pause à Westhoffen, Domaine Loew, notre vin d’alsace préféré.

Pour Domi : Piran nous verra revenir (un pti WE en amoureux ?!).

Bonus : un dessin d’Erinne, qui ne fait que s’améliorer et ne cesse de dessiner sur son temps libre (de nuit, souvent !).

Mercredi 1er et jeudi 2 août :

De retour à Ljubljana, puisqu’on a tant apprécié et que la Croatie nous a tant déçus. Réinstallation dans le parc Tivoli.

Grande balade en ville, en passant entre les averses. Apéro et diner auprès du canal.

Le pied !

Et glace en dessert : il a fallu se battre pour ne pas me retrouver avec 4 boules sur mon cornet … et tacher de donner les parfums en anglais, avec l’accent slovène pour se faire comprendre. Un exercice.

Lundi 30 et mardi 31 juillet :

Sud est de Ljubljana.

On s’installe auprès de la krka, rivière vive mais pas trop, fraiche (18°). Petit campement de taille ridicule, tout en longueur, de telle façon que chacun est installé auprès de la rivière et peut s’y baigner à l’envie.

On a lu, joué, mangé. Et recommencé. Trop bien.

Samedi 28 et dimanche 29 :

Trajet Croatie-Slovénie (150 kms) compliqué par les embouteillages !

Destination grotte de Skocjan. 200 000 visiteurs par an car inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, contre 5 fois plus à Postojna.

Une grotte en forme de canyon, très belle et sauvage.

On s’est logés dans un gite d’hôtes, qui accueille aussi les CC. En pleine cambrousse. C’était parfait, et exactement ce dont on avait besoin.

Vendredi 27 :

Nous décidons de quitter cette petite crique tranquille pour découvrir la côte, puis les iles de Krk et de Cres, puis l’Istrie : Pula, etc …

On n’exclue pas de trouver un autre coin tranquille.

Pour quitter l’ile, on choisit le ferry. Aventure sympathique. Après 45 min d’attente, nous pouvons grimper Oscar sur le bateau. L’équipe du ferry, pourtant vraisemblablement habituée à charger et décharger automobiles et piétons de ce bateau fait pour, est très désorganisée et aussi peu chaleureuse qu’ailleurs. Après avoir pensé que nous allions pouvoir monter…  finalement non ! Et nous attendons le ferry suivant.

En 20 min, nous avons rejoint le Continent en profitant du paysage, il est vrai renversant.

Là, nous entamons la route, unique et étroite, virage sur virage, en pleine montagne, toujours et encore, sans garde-corps la plupart du temps. Direction Senj où nous pensons nous poser dans un autocamp (spécial CC ai-je vu et de taille humaine) face à la mer.

Il nous a fallu un temps infini pour s’y acheminer et découvrir que l’autocamp est complet, et sur le bord de la route.

Nous ne pouvons pas nous arrêter.

Ce que je veux dire, ce n’est pas seulement que nous ne pouvons pas y camper. Ce que je veux dire, c’est qu’on ne peut pas du tout se stationner. Nulle part. Il n’y a jamais la moindre place suffisante pour s’arrêter avec Oscar. Jamais la moindre pause photo n’est possible. Je fais quelques clichés derrière le pare-brise et nous regardons, consternés, cette nature splendide qui s’étend à l’infini et dans laquelle l’humain a parfois grappillé quelques centaines ou milliers de mètres carrés pour s’y entasser.

Le camping sauvage n’est pas seulement interdit ; il est techniquement impossible.

C’est la première fois de notre vie qu’avec de tels espaces de forêt et de mer, nous nous sentons oppressés. A part à Pag, le sentiment est omniprésent.

Nous quittons donc Senj contraints et forcés, après avoir malgré tout dégoté un parking glauque pour déjeuner, ensuite d’avoir à nouveau angoissé dans les ruelles étroites pour passer avec Oscar, qui n’est tout de même pas un 38 tonnes.

On décide de rouler ver l’ile Krk.

Sur la route, sur le continent, notre consternation est au comble. Derrière les paysages de cartes postales (si on s’y prend bien, il est tout à fait possible de faire une photo d’eau cristalline avec une belle montagne en fond), la réalité est tout autre : un enchainement de bandes de cailloux au bord du trottoir, permettant à qui le souhaite de se lancer à l’eau sur fond sonore routier. Aucun autocamp n’est agréable à vivre ; on en a même vu un séparé en deux par la route (avec un tunnel sous la route pour rejoindre les deux parties du camping !).

Nous passons le pont qui relie Krk au continent.

Nous profitons à peine du paysage, car la route est bordée de forêt et que nous avançons sans rien voir du paysage la plupart du temps.

Un des blogs dont nous nous étions inspirés indiquait que les protagonistes s’étaient posés dans un camping avec une jolie vue, vers Vrdnik. Echec cuisant : après pas moins de 3 heures de route complémentaires (des virages, des virages et … des virages), le camping en question est COMPLET !!!!

Notre interlocuteur nous dirige « aimablement » vers le Camp Hita, à 10 kms dans lequel il  nous assure que nous trouverons de la place.

En effet, il n’avait pas tort. Il y a de la place, parce qu’il n’y a pas d’emplacements. Les caravanes sont parquées. Les tentes aussi. Pour les CC, c’est la zone caillou en pente, en bas, là. Vous vous mettez où vous voulez … euh, pouvez, pardon.

On trouve un coin, on cale et on s’installe pour la nuit. On se fait engueuler par le voisin aussi, qui trouve que là où on s’est mis, on lui gâche la vue. Petite partie de rigolade sur le film Camping, qui est criant de vérité : le voisin se venge en mettant la musique à fond les bringues. Nous profitons donc d’un fond sonore de variété croate. J’avais lu sur internet qu’il fallait imaginer de la variété italienne et s’imaginer pire. Exact ! Pour nous : mi misère musico-culturelle, mi tranche de rire.  Pour les connaisseurs : on est en plein épisode de Kaamelott avec le barde !

Et puis on prend la carte routière, en famille, et on décide de renoncer à la Croatie.

Tant pis pour Cres, pour Pula etc … et retour en Slovénie, voire Hongrie.

Demain, route pour Scokjan.

Mardi 24 et mercredi 25 :

Lézardage, et promenade sur l’ile.

Et ménage de printemps pour Oscar.

On est allés au bout du bout, tout au nord de l’ile. On s’est rendus sur l’autre rive de la quasi mer intérieure et on s’est fait une belle frayeur, à devoir acheminer Oscar dans une ruelle très étroite (et pas indiquée) : 10 cms de chaque côté, pas plus. Frissons garantis.

On a dégoté une petite crique de galets charmante et autorisée aux chiens, qui ont pu s’en donner à cœur joie. Mais les enfants préfèrent (c’est vrai qu’elle est bien plus belle), celle qui est en bas du petit camp que nous occupions.

Et pourtant, les gens s’entassent sur des plages qui n’en sont pas … 1 m de large au mieux au bord du trottoir (voir photo). On ne comprend pas, mais on ne leur dit rien.

Pag a pour ville principale … Pag, où nous sommes allés flâner dans la vieille ville aux ruelles vénitiennes, apportant une fraicheur bienvenue sous ce soleil cuisant. Et déjeuner de poissons au restaurant, sous la vigne.

L’ile de Pag est décidément lunaire et tout à fait à notre goût : une sorte d’Islande corse.

Lundi 23 :

Le Portugal, c’est 3000 kms. Nous prenons, bien sûr, la décision de persévérer en Croatie quelques jours, en allant sur les iles (Pag en premier, puis Krk et Cres) tout en envisageant de partir pour la Slovénie, qui nous a toujours beaucoup plu, ou la Hongrie, que nous ne connaissons pas. Nous renonçons aux Lacs de Krka, qui nous obligeraient à enchaîner le même type de visite (on voulait attendre quelques jours), et à rester dans cet endroit tout à fait détestable.

On irait bien à Sarajevo, mais nous ne pouvons pas avec les chiens, qui n’ont pas les vaccins obligatoires pour qu’on puisse ensuite les ramener.

Nous nous étions couchés sceptiques, et un peu déçus du constat que nous ne sommes pas tombés amoureux de la Croatie … mais bon, on ne peut pas être amoureux si facilement, après tout.

Au réveil, moment improvisé de partage du café avec nos voisins de palier, droite et gauche, tous français (ce sont les premiers qu’on croise après une famille rencontrée pendant la rando).

Tout le monde s’assoit chez nous.

A gauche, deux comédiens marseillais voyagent « sac à dos » et nous expliquent qu’après un voyage Berlin- Budapest pour jouer de port en port, ils ont continué sans leur troupe. Ils arrivent de Split, à fuir disent-ils.

Ils sont déçus aussi de la Croatie et regrettent de ne pas être allés en Slovénie après nos explications.

Ils nous conseillent vivement la Hongrie, et le Lac Balaton, version nord. Nous sommes très tentés.

A droite, une famille de Savigny sur Orge, en caravane pliante en bois. Toute une aventure !

Ils ne sont pas totalement fans non plus du lieu où l’on se trouve tous. Ils sont déjà allés sur l’ile de  Pag, déserte. Et aussi sur celle de Krk, bondée disent-ils. Eux filent vers Dubrovnik.

On discute Portugal car ils avaient hésité …

Nous plions donc boutique pour filer à l’ile de Pag.

Au moment où nous partons : pluie diluvienne. On finit littéralement trempés et morts de rire.

30 min plus tard, grand soleil.

Pag nous enchante immédiatement.

Immense, et désert.

Du caillou, du caillou et du caillou. Des affichettes pour la spécialité locale : le Paksi sir, fromage de brebis, que nous allons goûter.

Le sud de l’ile est constitué de marais salants au pied de la chaine montagneuse Velebit. Casper s’éclate.

Sur l’ile, une quasi mer intérieure. (Casper n’a pas voulu décoller, on ne sait pas pourquoi).

Seule la ville de Novalja est prise d’assaut par les touristes qui se promènent en maillots de bains et quad. Nous passons notre chemin, comme prévu et continuons vers le Nord.

Le nord de l’ile est, lui, empli d’oliviers centenaires.

Installation dans un tout petit camping en escaliers, à quelques centaines de mètres d’une crique d’eau transparente, où nous sommes quasi seuls au monde, avec quelques brebis en liberté qui passent et paissent et des néerlandais qui s’épatent que nous parlions aussi bien allemand et qui, eux, sont amoureux de la France (et pas de la Croatie non plus, décidément !). Les rochers nous permettent un accès à l’eau fraiche et cristalline, dans laquelle nous admirons poissons à rayures blanches et noires, et oursins par centaines.

Evidemment, nous allons rester ici quelques jours, pour le plaisir de tous !!!!

Dimanche 22 :

5:30 donc …

Vous me croirez si vous voulez mais même les nains n’ont pas râlé et ont trouvé que c’était quand même vachement mieux comme ça !!

Arrivés sur place à 6:30, on a eu un mal de chien à trouver l’entrée … délirant mais vrai.

Je vous passe le parking à camping-cars qui est opportunément là où il est écrit « cars ONLY » …

mais tout ça en valait la peine.

3 types de circuits : 4, 8 ou 18 kms.

On avait déjà fait vivre la montée au mont Slmeje aux enfants (voir rando au dénivelé de 920m) ; on n’a même pas essayé de proposer les 18 kms à 7:00 du milieu de la nuit. On a donc opté pour le 8 kms, volontiers suivi, même si Virgile était souffreteux de la cheville (sans raison apparente).

Le paysage est à couper le souffle. L’eau sourd de partout. Les cascades se succèdent. L’eau est tantôt vert émeraude, bleu lagon, cristalline, bleu laiteux …

On aperçoit les poissons et on entend les oiseaux. La baignade n’est pas prévue mais ce n’est pas l’envie qui manque et contre toute attente, l’eau est bonne.

A cette heure-ci, on a pu faire les photos que nous avions envie de faire sans bousculade aucune. Les passerelles en bois, parfois superposées aux torrents eux-mêmes, nous étaient réservées ou presque.

Une très belle promenade, partiellement en bateau lent. Une véritable beauté de la Croatie.

Quand on a quitté les lieux à midi, les passerelles étaient emplies de touristes amassés (on vous a fait une photo). Aucun regret pour cette visite sur un mode très matinal (même les nains s’accordent sur le sujet).

On n’a pas revu nos amis japonais en voiture (pour les moqueurs).

Après une pause déjeuner face aux montagnes (photo par la porte du CC à l’appui), on a décidé d’aller enfin voir la mer à 2h de route.

L’idée était de trouver un spot sympa à la plage dont on allait profiter quelques jours avant d’enchaîner sur les lacs de krka (dans lesquels on peut se baigner).

Et là, ce fut le drame …

J’avais trouvé un petit auto-camp près de Sibenik.

Les autocamp, c’est censé être des lieux pour CC (bien moins bruyant que des campings, souvent petits et exigeants généralement qu’on soit autonomes en eau etc). Ce n’est pas le cas en Croatie comme je disais : tout lopin de terre peut profiter, donc go.

A notre arrivée, on était en pleine station balnéaire sans charme. Et l’auto camp était complet !!! En 5 ans de CC, ça ne nous était jamais arrivé …

Nous voilà donc partis à la recherche d’un lieu pas trop moche et avec de la place : tout ce qu’on déteste. Nous qui aimons le camping sauvage au milieu de nulle part, beurk.

« Obligés » donc de s’installer au camp suivant, au charme désuet et au proprio plutôt gentil qui a croisé les doigts pour que notre Oscar assez grand arrive à se glisser dans un des emplacements ridicules à disposition. On était chez le voisin, en caravane pliante en bois et rideaux 70’s … (mais on a sympathisé – ouf !).

Et le proprio nous a offert la taxe chiens.

Petit tour à la playa « pour voir » seulement, car on était quand même tous rincés de s’être levés si tôt et il était question de se coucher avec les poules.

C’était horrriiiiible !!!

Plage de 2 m de large, coincée entre les cailloux (pas les galets non, les cailloux laids qui font mal aux pieds) et le trottoir ouvert à la circulation des scooters, vélos, passants, braillards en tout genre.

L’horreur absolue, pour nous.

La Côte d’Azur en version exotique (parce qu’en Croatie). Oliviers, lauriers roses, cigales. Mais en moche.

Notre seule crainte était que cela convienne à Erinne pour qui la partie plage (crêpe party) était fondamentale.

Et bien non !

On était dépités et un peu déprimés.

A tel point qu’on a regardé sur via Michelin le trajet Croatie Portugal (notre paradis).

Et qu’on s’est interrogés en conseil de famille (et avec Domi consultée par Skype !) sur la suite du road trip’ …

Suite au prochain Épisode – saison 3 épisode 8. Suspens !

Samedi 21 :

On quitte Zagreb pour envisager dans un premier temps les lacs de Plitvička puis ensuite la mer tant attendue par notre midinette qui veut bronzer (elle bronze très bien sans la mer, mais bon, pour faire crêpe, faut la mer qu’elle dit) !

Trajet donc vers Plitvička en début de matinée, de façon à avoir ensuite du temps pour buller. Comme toujours, des virages, des virages et encore des virages. Un peu d’autoroute aussi cette fois.

Arrivés sur place, c’est tellement touristique que les campings, plus ou moins artisanaux, pullulent. Ça va du grand machin organisé avec DJ et bordel jusqu’au milieu de la nuit au campement folklo chez l’habitant qui s’est avisé que – tiens donc -, le fond du jardin, ça peut rapporter un peu (les tomates devant, les campeurs au fond). Pour les premiers, ma foi, classique. Pour les seconds, l’idée est louable et nous, on a toujours aimé le camping à la ferme. Là, il faut bien avouer que ça a parfois un côté un peu « filou » et en tout cas, c’est dépourvu de chaleur humaine. On n’est pas dans l’échange, mais dans l’intérêt du bout de jardin. C’est un peu dommage …

Bref.

On a très vite renoncé à notre première tentative : le camping était certes petit mais carrément en pente et en travaux !!! Bruits de tronçonneuse et de perceuse en prime, non merci.

On a atterri au terrain vague pas loin, en face d’un restaurant auprès duquel il convenait de verser son obole (30€) avec des sanitaires très propres (une douche avec de la pression !! Yessss !!). La p’tite dame du resto était aimable comme une porte de prison et à l’évidence on est les seuls crétins honnêtes à être allés payer. Enfin non, sont aussi allé payer nos amis japonais … qui à eux seuls (c’est mal je vous préviens) ont occupé une partie de notre après-midi. Au choix : en étude sociologique du choc des cultures (classe) ou en moquerie (un peu gratuit mais comme on est restés discrets … ça compte pas nan ?).

Ils sont arrivés avec deux voitures, pour 4. Il est vite apparu qu’ils n’avaient pas de tente et qu’ils dormaient dans leurs caisses. Pourquoi ne pas prendre une seule voiture (une seule fois l’essence, le péage etc) et s’offrir une Quechua à 59€ !? On ne sait pas … et on y réfléchit encore.

Les deux mecs ont passé au moins 4 heures à briquer les bagnoles en faisant des aller-retour avec des seaux (alors qu’il y avait un tuyau d’arrosage et de la place devant ledit tuyau). Les nanas ont pour leur part sorti le cuit vapeur (qui a traversé la planète donc, sans doute) et fait la bouffe et rangé les intérieurs de voiture pendant le même temps (les 4 heures …).

Pour tout ça, chacun a gardé en permanence son sac à main (à dos) avec lui ! Une préconisation du guide japonais ?

On est vilains, mais on a bien ri.

Dans la nuit : orage du feu de Dieu. On en essuie plein ici. Ils arrivent, imprévisibles, en 3 minutes. Il pleut à la guyanaise. Les éclairs sont splendides. Ça s’arrête et le beau temps revient en 20 min …

Bamboo s’affole puis se calme, plus ou moins vite …

Revenons à la visite : très touristiques, ces lacs ouvrent à 7:00. D’aucuns diront, à raison, que c’est inhumain mais on a décidé d’y aller à l’ouverture car, nous, les lieux bondés à ne pas pouvoir mettre un pied devant l’autre, c’pa possib’ ….

Donc, réveil à … 5:30 !!!! (Le temps d’un café, d’y aller et de faire la queue pour les billets).

Vendredi 20 :

Même pas de courbatures !!

Lever tardif pour les nains, très matinal pour les vieux. Matinée boulot et départ pour Cigoc, village vendu par une routarde bloggeuse comme « un spectacle fabuleux », au sein d’un parc naturel au nom imprononçable (ça, c’est parce que je ne me souviens plus dans quel sens vont les lettres, et que, au moment, où j’écris, je n’ai pas envie de farfouiner pour trouver mon guide, mais c’est Lofje quelquechose). En guise de fabuleux : un village décrépi et abandonné (les maisons sont souvent en bois – ce sont celles qui sont abandonnées : elles étaient démontées au gré des crues, dans le temps) et 12 cigognes à tout casser. Surement palpitant pour qui n’a jamais mis les pieds en Alsace (ou en Espagne ou Portugal d’ailleurs) … mais franchement pas terrible nous concernant.

Bon, il parait que c’est la plus grande colonie de cigognes d’Europe. Euh … ?!

On a déjeuné en les regardant voler d’un nid à l’autre, et puis on est repartis à Zagreb, à 1h de route car de toutes façons, notre périple doit ensuite se continuer vers le Sud et que repasser par Zagreb était inévitable. On a décidé de faire contre mauvaise fortune bon cœur, et on a décidé de retourner, en CC, au château de Medvedgrad pour jouer avec Casper.

L’ascension était tout aussi sportive qu’hier, mais dans une autre version. On ne regrette pas, les photos valaient le déplacement.

Réinstallation au Lac de Jarun pour la nuit et demain, départ vers les Lacs de Plitvice.

Soirée orage et donc jeu de société + chasse au moustique (la Croatie est très moustico-friendly) !!!

Jeudi 19 :

Excursion rando en famille. Le guide proposait une rando de 2h, 9 kms avec 700 m de dénivelé. J’ai trouvé ça raisonnable et je l’ai proposée à tout le monde.

On devait y être tôt, mais comme la route pour rejoindre le point de départ était en travaux, on s’est retrouvés bloqués, à devoir faire demi tour avec Oscar, en côte et en plein Zagreb … puis à emprunter un autre itinéraire.

Début de la « balade » : 10h30. Bon, soit. On ajoute 2h, ça nous fait du 12h30 au refuge à 2 kms de l’arrivée si on traine, c’est nickel.

Mazette, pas du tout !!!!!

Ca a grimpé dur dur dès le début. Les enfants râlaient. J’ai tenté d’inculquer le plaisir de l’effort et du pti défi : mouais.

Au bout de 1kms500 de sévère montée du sentier 13 : le château de Medvedgrad , en ruines, avec une chic vue.  On regrette un peu de ne pas avoir emporté Casper le drône parce qu’il n’y a personne et que ça aurait valu le coup. On ne regrette pas d’avoir laissé Bamboo se reposer : elle n’aurait jamais pu monter. Une rasade de flotte, et on repart.

Au 2ème check point, ça s’est compliqué, parce que les explications ne disaient pas du tout qu’il fallait traverser la route pour suivre notre sentier n°1 et que nous l’avons pris dans le mauvais sens. C’est après presque 2 kms de montée hyper rude qu’on a eu l’occasion de le comprendre … et qu’on a pu redescendre.

Damned, je vous assure que la suite a été faite à petits pas.

12 kms en tout, et 5h de rando … alors oui, y’a eu les arrêts touristiques, et la pause repas au refuge (même pas rassasiante ni bonne … on a regretté le petit refuge de Velika Planina en Slovénie)  mais il y a aussi eu des cuisses et des mollets qui criaient stooooooooooooooop !!!! Même celles de la plus sportive, qui foule souvent plus le bitume que les sentiers escarpés.

Le pompon : la vue une fois au Mt Slmeje n’était même pas « ouf » comme ils disent mes nains.

On pouvait redescendre avec le bus 140 … qui nous a fait l’honneur de se pointer 1h10 après la fin de notre rando. Su-per !

Le sommeil est venu vite, ce soir là.

Pour les petits malins des commentaires : les photos ont été faites quand on avait du souffle, donc  à plat !!!

Mercredi 18 :

Visite de Zagreb, capitale de la Croatie tout à fait agréable.

On y est partis « de bon matin », en tram, mais on a eu chaud quand même. D’un autre côté, c’est ce qu’on voulait, donc on ne va pas se plaindre J. Temps chaud, et sec. Très sec. Du coup, les 30° sont ressentis à 36 !

Les billets sont à acheter en centre-ville, au kiosque (marchand de journaux et clopes). 4 kn par billet pour 30 min de trajet , 7 pour 45 min. Comme il n’y a pas de kiosque au lac, le trajet doit être payé dans le tram lui-même et aura couté 15 kn au lieu de 4 ! On n’est pas ruinés, mais c’est bon à savoir, pour tous ceux qui voudront/pourront passer au kiosque en amont ;-).

Incontestablement une jolie ville, à taille humaine. On s’est perdus dans la ville pour rejoindre l’Eglise Saint Marc, à la toiture étudiée (alors qu’il aurait suffi de trouver le funiculaire, mais ça n’aurait pas eu le même charme).  On a admiré la cathédrale, dont évidemment, une des tours est échafaudée et en travaux. Le cimetière, aux murs fortifiés, a des airs de Père Lachaise en effet, même si on n’a pas pu s’enfoncer beaucoup dans les lieux, ceux-ci étant interdits aux chiens … (habituel, mais dommage).

Midi nourri d’un sandwich plutôt sympa, et de fruits rouges vendus dans la rue. Pas de glace cette fois. La ligne, la ligne …

Le marché local regorge de fruits et légumes. Les cerises font terriblement envie et les abeilles butinent à qui mieux mieux, ce qui garantit, a priori, leur degré de sucre. Intox ! Elles sont pschittées d’eau sucrée … ce qui attire autant les abeilles que les touristes, et elles ne sont pas terribles. Les mûres et les myrtilles, en revanche, sont très bonnes.

Un choupi marché aux fleurs aussi, j’adore.

Demain, rando pour grimper au Mont Sljeme, qui nous permettra d’admirer Zagreb d’en haut.

On dort au Lac de Zagreb.

Mardi 17 :

On a quitté notre château pour partir à l’assaut de Varazdin, « ville incontournable à l’unité architecturale baroque très intéressante » qu’ils disaient. Sûrement que les guides n’osent pas décridibiliser cette ancienne capitale.

Mais damned … c’était chiant, microscopique et mort !! On a croisé 5 croates à tout casser, dont 3 avait leur maillot de fan de foot … le Croate est fier d’être 2eme, à raison !!

Quant à l’unité architecturale, c’eût été un comble de ne point y parvenir avec 4 baraques et une église (fermée).

Pour pallier, on a tenté la dégustation de glaces pour le goûter … la vendeuse était aimable comme une porte de prison et les glaces étaient bof. Sur une échelle de 26 à 72 : 5 ici, 72 à Ljubljana !! Faudrait presque y retourner. Domi, tu repayes ta tournée ?!

On a renoncé à l’idée de rester pour la nuit dans une ville aussi morte même si ça nous assurait la tranquillité ! ;-).

Et on a pris la route de Zagreb.

Vendeurs à la sauvette sur la route. AMAP locale J

On a acheté des pommes de terre, surtout pour le plaisir parce qu’on avait ce qu’il nous fallait.

Programme à Zagreb : tour en ville, cimetière aux airs de Père Lachaise.

Spot du jour : bord du lac de Créteil … euh de Zagreb (Jarun). C’est sympa, jeune et calme.

Pas sure d’avoir le courage de reprendre le running ici mais un tour serait l’idéal. Plat et joli.

Mais pour ce soir, enfants et chiens se sont baignés. 1ere fois pour Baloo-Nemo qui mérite bien son nom !

C’est pas qu’il fait chaud (28°) mais mazette qu’il fait lourd …

Dimanche 15 et lundi 16 :

Les  thermes près de Ptjur, c’était magique ! Ouverts jusque 23h, on a profité le 1er soir de baignades dans une eau à 36° sous l’orage (spectacle qui vaut son pesant de cacahuètes) et le second avec vue sur le coucher de soleil.

Le 15 au soir, match France Croatie au bar de l’hôtel. On a failli rater l’heure … nous, on avait noté 20h … !!!! Les boulets …

Mais  bon, au moins, on a respecté la demande exprès de Valéry et Stéphane : nous n’étions pas en Croatie. MY God ! Heureusement …

Le 16 au matin, on a filé (bien grand mot … bouchons, douane, route défoncée etc) vers Veliki Tabor, un château plutôt sympatoche, sans prétention mais sans échafaudage (pour une fois !!) et avec une vue sur la campagne environnante à couper le souffle. Casper a pu être de la partie.

Et le meilleur pour la fin : sur simple demande avec le sourire, nous avons le droit de dormir au pied du château !!! Ça tombe bien, y’avait rien sur park4night.  Princier, l’accueil. Les conditions de travail sont plutôt agréables (mails et mise en demeure pour Romain et moi, révision du code pour Erinne).

Découverte de la Croatie rurale : les arrêts de bus sont en rôle ondulée. Les maisons ne sont que peu souvent ravalées.

Demain, Varazdin.

Samedi 14 :

Départ vers Ptuj même et visite de la petite cité médiévale. Montée au château sous une « douce » température estivale. Bière pour Romain, coca pour Erinne et limonades pour les deux autres (traduire : eau fraiche menthe et citron … un délice, un peu décevant pour Virgile qui voulait … une limonade !!)  en terrasse, au pied de la tour.

Transfert ensuite vers les thermes de la ville « voisine » à 40 kms et installation – une fois n’est pas coutume – au camping mêlant repos, thermes et domaine aquatique.

On ne sait pas si on reste demain ou pas … verrons nous le match France Croatie en Slovénie ou en Croatie ????

Du lundi 9 au vendredi 13 :

Nous avons quitté le Plessis-Trévise dans l’heure de midi, heureux et fiers d’aller chercher notre panier à Toussacq avant de partir pour notre road-trip croate 2018.

Approvisionnés des bons légumes de Michel, et d’œufs frais, nous sommes partis vers notre 1ère étape : Strasbourg. Nous avions prévu de rejoindre Bled dès le lendemain soir, mardi.

Les choses ne se sont pas passées comme ça car le trajet a été ponctué de routes en travaux et donc d’embouteillages. Nous avons donc seulement atteint les environs de Nancy lundi soir. Arrêt au bord d’un étang, tranquille et isolé, dans une étape France Passion. Charmant accueil au goût de mirabelles. Il était devenu impensable de rejoindre Bled ensuite en une seule fois sauf à rouler de nuit et vraiment beaucoup. On a abdiqué, et le lendemain, on s’est arrêtés à Bad Aibling en Allemagne dans une aire que nous connaissions déjà, calme, d’étape.

C’est donc mercredi  en début d’après midi, que nous avons rejoint Bled, en Slovénie. L’aire que nous avions tant appréciée il y  a 5 ans est devenue interdite aux CC ! Snif.

Nous avons donc trouvé un coin bien agréable aussi : le centre de rafting qui accueille les CC au bord de la rivière. Coin bien sympathique et très joli, au son de la tyrolienne car le centre de rafting fait aussi tyrolienne !

Jeudi matin, nous avons pris grand plaisir à aller faire à pied le tour du lac de Bled, dans lequel seul Virgile et Bamboo se sont baignés, et Baloo-Nemo à peine. A notre avis, il ne connait pas encore le plaisir de la baignade. On compte sur Bamboo pour lui apprendre … Les autres se sont abstenus.

Dans l’après midi, nous avons rejoint Ljubljana et avons pu nous installer sur un grand parking en pleine ville, près du parc Tivoli. Centre ville à 10 min à pied. Sur les bons conseils (et aux frais) de Domi, nous sommes allés déguster une glace chez Cacao, pour fêter le brevet mention bien de Virgile ! On s’est aussi installés en terrasse pour une bonne bière / coca.

Vendredi matin, retour dans cette capitale microscopique et vivante pour une montée au château en funiculaire, et un tour au marché local, comme on aime. Et déjeuner en terrasse, pour des hamburgers locaux, très fins et savoureux.

L’après midi du vendredi, on s’est transportés près de Ptuj, ville médiévale, toujours en Slovénie. On n’a rien visité du tout, et on est juste posés au soleil, près d’une rivière, dans la cour d’un resto/charcuterie (sic) qui nous accueille avec sanitaires gratuitement … : « allez les bleus !! » (mais ils soutiennent la Croatie, of course).