Norvège – Grand nord 2019

Cette année, c’est la grande Aventure. Nous avons opté pour le Grand Nord, malgré les râleries de notre Mafalda, qui trouve scandaleux de (sûrement) rentrer blancs comme des culs de vacances d’été. Le drame. On prévoit 10.000k kms alors qu’il y a 3 ans partir au Portugal nous semblait déjà, avec Oscar, un sacré road trip. Bientôt le Tour du Monde …

On ne vous épargnera rien. On vous raconte !

Le 18 juillet 2019

Départ en début d’après-midi, pour une petite étape comme on aime faire pour commencer nos roads trips. Objectif : brasserie des Fagnes, lieu culinaire repéré triple chance lors de notre retour de Berlin à l’occasion d’une visite de brasserie de bières belges. On avait adoré ce lieu chaleureux à la cuisine familiale de qualité et aux bières dignes de leur réputation. Pas de changement, on adore toujours. En plus, c’était tout  bénéf : nos CB n’ont jamais voulu fonctionner et il a fallu payer avec la CB du cabinet. Abus de bien social pour commencer les vacances, c’est plutôt cool. Après un petit moment d’inquiétude (très raisonnable) et un appel à la banque, nous voilà assurés que le problème se situait coté restaurant et que nous pouvons continuer notre route sans craindre la pénurie.

Dodo sur leur parking, plutôt calme cette fois car la ligne de chemin de fer de marchandise est en rénovation ! ouf. La dernière fois, c’était … agréablement bruyant, un peu comme un coq à la campagne.

Bref, il faudra surement impérativement faire une étape au retour dans ce coin. Restons des gens prévoyants …

Juste pour le plaisir : une photo d’un rond point trop moche. Ce n’est pas interdit par la Loi ?

Le 19 juillet 2019

Traversée insupportable de l’Allemagne. Travaux à n’en plus finir, voies rétrécies, autoroute fermée, bouchons, bouchons, re bouchons. Bref, 12 heures pour faire 650 kms. Par chance, on a croisé une bicoque à bratwurst pour le déjeuner du midi et on en a profité. Arrêt du soir à Hambourg, au bord d’un lac. Départ demain pour la Suède.

Le 20 juillet 2019

Nous avons quitté ce matin aux aurores (7h30) notre aire bien calme de notre nuit en Allemagne pour notre 3ème jour de route. Go pour la Suède ! Après deux heures encore assez pénibles en Allemagne, nous avons rejoint le ferry à Puttgarden. Il y en a un toutes les demi-heures, nous avons embarqué avec pas mal d’autres camping-cars, des poids lourds et des voitures. Un ferry beaucoup plus gros que ce qu’on a connu jusqu’ici. Duty Free à bord et tout et tout puisque constitutif de la frontière.

Et hop, une frontière de plus sans aucun contrôle. Vive Schengen.

Nous voilà au Danemark. La route est (enfin) splendide. Plein de petites fleurs blanches et violettes sur le bord de la route : très champêtre. Et plein d’éoliennes. Les conducteurs sont calmes et respectueux.

Souvent, l’autoroute est à quatre voies, c’est extrêmement confortable.

Après un joli pont d’environ 2 km, une aire de pique-nique nous tend les bras. Vue sur le pont. Casper autorisé. On s’installe :-).

Après déjeuner, nous reprenons la route et arrivons donc sans encombre au pont qui relie le Danemark à la Suède. Il est effectivement très élégant. Premiers pas en Suède, à Malmö. C’était là nôtre objectif du jour, mais il n’est que 15 heures et nous décidons de continuer vers Stockholm. Grâce à notre appli Park4night, arrêt vers 17:00 auprès d’un lac.

Le seul commentaire annonçait «  seul inconvénient: nous étions seuls». Haha ! On y court … MY God !

Et on a eu bien raison : un bord de lac très croquignolet, seuls au monde. Un brin de soleil par 24°, on a quasi tous sauté à l’eau. Je vous laisse deviner qui s‘est dispensé.  Repas de ratatouille maison embarquée, et jeu de société sur la table pique-nique à disposition, et dodo.

Les photos au Danemark :

Les photos en Suède :

Le 21 juillet 2019

Il est un peu plus tard ce matin quand nous quittons les lieux (8h30). Nous avons pour objectif initialement prévu Stockhlolm, mais nous espérons bien dépasser la capitale compte tenu de l’avance prise hier.

Malgré une première recherche de services (eau, vidange – disponible dans les stations-services – mais rien pour les wc), nous y parvenons facilement. On roule, on roule, on roule. La route est agréable, malgré la pluie qui nous a accompagnés 90% de la journée. Les Suédois sont très courtois et nous laisse volontiers passer pour peu qu’on ait l’air imposants par rapport à la place disponible ou qu’on ait mis notre clignotant pour déboiter. Je prends plaisir à conduire aussi, et fais volontiers ma part de kilomètres. Les villes s’enchainent, avec des panneaux estampillés de noms de meubles ikea. On n’a pas encore trouvé les étagères Billy, mais on est pugnaces.

Nous avons largement dépassés Stockholm (150 kms) ce soir quand nous nous arrêtons vers 17h30 (en se disant qu’on va commencer la mise en ligne du site, maintenant que tout ça commence à avoir un air de vacances), de nouveau auprès d’un lac, dont seuls les chiens profiteront. Après de telles journées de route, ça leur fait du bien même s’ils ne sont pas accablés par la chaleur. La vue est belle, et Casper (le drone) reprend du service entre deux averses.

Demain, direction Skelleftea (ça va bien pour un fauteuil ça non ?), Suède Nord avant d’attaquer la traversée vers la Norvège. Pas impossible qu’on commence à croiser des élans. Si si.

Le 22 juillet 2019

Nouveau départ ce matin un peu avant huit heures. Départ pour Skelleftea que nous espérons rejoindre ce soir, voire dépasser puisque nous avons pris de l’avance jusque-là. Au final nous y arriverons à peine pour avoir traîné en route.

Les paysages sont splendides. Nous roulons pourtant toute la matinée sous une pluie battante. Pause du matin : Bonne tranche de rigolade au supermarché à essayer de reconnaître les produits. Ça fait partie des moments les plus drôles quand on voyage à l’étranger. Nous avons facilement trouvé notre bonheur et pour des prix finalement tout à fait raisonnables (malgré la vie chère en Scandinavie, la France restant un pays riche, les différences ne sont pas si colossales que ça.).

[Pour les camping-caristes qui nous lisent, détails croustillants : nous avons fini par trouver comment vidanger nos toilettes en Suède. Il y a des endroits parfois prévus sur les aires d’autoroute. D’ailleurs, les toilettes sont d’une propreté immaculée. Surprenant et très agréable. Pour l’eau propre, des robinets sont à disposition un peu dans toutes les stations- services. C’est souvent juste un robinet, sans possibilité de se raccorder. Les autochtones remplissent à l’arrosoir. Des fois, il y a un raccord. On s’adapte].

Comme la météo change très vite, à l’approche de midi le ciel s’est dégagé et nous avons trouvé un coin idyllique pour déjeuner en plein soleil ! Erinne a dégainé son maillot de bain : séance bronzette. Les photos ont été interdites à la diffusion.

Le cadre était tellement idyllique que nous avons piqué une tête. Il faut être breton pour y penser : je parie sur une température à 14 ou 15°, pas plus. Mais le Gulf Stream est avec nous et en fait, ce n’est pas si terrible.

C’est donc sous le soleil que nous avons continué notre route jusqu’à environ 50 km de notre destination prévue. Le spot envisagé c’est avéré être un cauchemar puisque nous nous sommes retrouvés sur un tout petit chemin très étroit qui d’un coup montait à pic. Après avoir reculé nous avons réussi à faire demi-tour et nous avons continué notre chemin jusqu’à un nouveau spot, cette fois renversant, comme souvent ici. Nous admirons le coucher de soleil à l’heure où je vous écris. À 22h15 il sera couché et à 3h09 il sera levé… Nous sommes très hauts sur la planète. Demain, nous passons le cercle polaire …

Le 23 juillet 2019

Nouveau et dernier départ, franchement tardif cette fois car le réveil (moi-même) n’a pas fonctionné hihi. Pour une fois, grasse mat’ jusque 8h20. Du coup, départ 9h30 …

On espère arriver à Bodo ce soir et ce sera chose faite.

La pause déjeuner s’avère aussi paradisiaque que les autres jusque-là, et les chiens se jettent littéralement à l’eau. Baloo qui découvrait la baignade l’année dernière s’en donne à cœur joie et saute partout. Bamboo, plus modérée, maintient quand même son titre de chien d’eau.

Nous passons le cercle polaire s’en même nous en rendre compte (on s’attendait à un panneau, mais non …). Rapidement, nous sommes confrontés à des bouchons d’un genre un peu particulier : des élans se promènent sur la chaussée. Les Suédois sont habitués et slaloment tout doucement entre eux. Mais ils doivent en plus s’adapter aux touristes qui eux aussi les bloquent pour prendre des photos …

On voit assez vite que les locaux sont équipés. Les camions et beaucoup de voitures sont équipés de pare buffles et de rampes de lumière. De jour, on les voit de loin, les élans, mais de nuit … c’est dangereux.

Nous finissons par atteindre la frontière, aussi marquée entre la Norvège et la Suède que l’est celle entre la France et la Belgique. Nous nous arrêtons spontanément pour montrer les carnets de santé des chiens, comme cela est préconisé sur le site anivet.com, pour montrer qu’on a bien effectué les formalités. Le douanier participe volontiers, souriant et accueillant … et regarde vaguement les carnets, sans trop savoir – à l’évidence – quoi regarder. Il nous les rend et nous souhaite bon voyage.

Les paysages s’enchainent, on multiplie les pauses photos, les cascades se succèdent, les lacs à l’eau cristalline se multiplient et les neiges éternelles apparaissent dans notre champ de vision ; c’est magnifique.  Nous sommes émus d’être arrivé jusque-là. Romain, qui a conduit très majoritairement est fatigué.

Nous nous posons enfin, à 19h30, face à la mer de Norvège. La nuit sera ponctuée, en plein jour, du cri des mouettes et des cloches des brebis, dans le champ que nous occupons avec 3 autres CC et une tente. Il ne fera pas nuit de la nuit.

Le 24 juillet 2019

Matinée de travail face à la mer, sous un crachin breton. Ou norvégien sans doute.

Nous découvrons que Bamboo s’est blessée. Elle se lèche la patte sans discontinuer : elle s’est abimée une griffe et est à vif. Impensable de la soigner nous-même. On ne sait pas comment c’est arrivé. Surement pendant une des baignades. Aie !

Les enfants s’entrainent avec leur iPhone à traduire et répéter en norvégien pour parler à un vétérinaire local. On rit tous ensemble ; ça fait du bien car l’ado(e) est bien obligée de constater que la météo est maussade et l’indice UV très mauvais.

Nous prévoyons donc après le café du midi : clinique vétérinaire à Bodo, puis programme « courants marins exceptionnels : le Saltstraumen ». Attraction du coin et pour les plus curieux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Saltstraumen

Etape 1 : trouver un véto. Merci internet et waze. Ce fut fait en deux coups de cuillère à pot. Par contre, c’est plus grave que ce que nous pensions … la griffe est arrachée (frakture, disent ils). Il faut la lui enlever. Ça ne repoussera pas. Pour une raison qu’on ne connait pas, la clinique est littéralement vide un mercredi apm, comme en France une nuit de dimanche à lundi … L’assistant de garde donne un antalgique à Bamboo et nous donne rdv pour demain à midi. Sa patte est bandée par nos soins. Nous sommes inquiets car Bamboo est vieille (13 ans passés) et qu’une anesthésie est nécessaire. Elle sera légère et rapide. On reste le plus serein possible.

Etape 2 : les courants marins. Nous voilà en deadline (le véto, ça a pris un peu de temps quand même – et les tourbillons s’observent à des horaires précis selon les marées) sur le pont. Bon … c’est choli. Les ados gloussent, c’est un peu nul. On s’attendait à du plus grandiose, genre. Les parents sont d’accord. On admire le paysage quand même, et on repart.

Petite pause emplettes, et services puisque une station-service nous tend les bras avec tous les services possibles, et le sourire (suffit de demander la clef). Je m’auto dénonce : on a acheté des friandises locales pour ados (sans conséquence, au vrac du rayon bonbons, très en vogue en Norvège … le vrac ET le bonbon) et aussi pour chien (du poisson séché ! Très apprécié mais ça puuuuuuuuuuuue et je l’ai donné dans le CC et pas à l’extérieur. Je me suis fait haïr).

Installation du soir face à la mer de nouveau. Temps pourri. Je trouve les dégradés de gris superbes et la brume mystérieuse. Romain me dit que je suis juste sous le charme de la Scandinavie … il fait juste moche, faut être réaliste. Bon … 

Le 25 juillet 2019

Matinée tranquille en attendant midi. On a rendez vous chez le véto. On ne vas pas passer la moitié du blog sur la question, mais c’est vrai que ça restera un moment marquant, et angoissant. Bamboo a été anesthésiée avec une dose pour chien de 20 kilos (elle en fait 28) pour limiter au plus les risques. La véto est belge (flamande) et s’est installée ici pour la qualité de vie. On apprend que s’il n’y avait personne hier après midi, c’est parce qu’ils ne travaillent que jusque 13h30. L’apm, ils sont de garde. La météo, c’est rude dit elle (il pleut beaucoup) mais on est tellement mieux …

Elle prend soin de Bamboo et nous autorise même à rester pendant l’intervention puisqu’on l’a demandé. Elle enlève tout l’ongle de la griffe et nous dit que ça va repousser.

Gros pansement, médicaments. Tout va bien.

On va prendre soin d’elle, et nous sommes tous les 4 très soulagés, ainsi que nos amis qui tiennent à elle à distance.

L’apm, nous décidons d’aller nous poser à petite distance et de profiter du paysage, et des 32° ambiants. Nous garderons le glacier pour demain.

La pause au bord d’un lac est une fois de plus démente de bien être. Les Norvégiens ont aménagé partout, souvent au bord de la route, si peu passante, de petites aires pour se poser/reposer. Une nature à couper le souffle = une table de pique nique. C’est dire le nombre de tables. Ce n’est pas pour les touristes, qui en profitent. C’est un Art de vivre. Ils s’arrêtent, baignent leur chien, ou se posent une heure avec leur fauteuil et repartent. On est jamais plus de 3 ou 4 CC à profiter du paysage et à dormir là pour ceux qui ont envie. Chacun fait comme bon lui semble, la nature est à tous, c’est un droit constitutionnel pour peu que vous vous installiez à plus de 150m d’une habitation et que vous respectiez, ça va de soi, ladite nature. Inutile de vous dire que j’adoooore.

Quelques courses aussi : les magasins sont ouverts tous les jours, de 7 à 23h en général, et de 8 à 15 le dimanche. Entre parenthèses sur la devanture, les horaires d’hiver ! 8 – 22 en gros.

Le 26 juillet 2019

Départ le matin pour le glacier Svartisen. 115 kms. On le croyait plus près, mais on ne verra presque pas la route passer. D’abord parce qu’on a vu pire question distance, et ensuite parce qu’une fois de plus, c’est resplendissant. La route 17 serpente entre les fjords. Cette route s’étend sur plus de 670 kms de Bodo à Trondheim. Elle offre des points de vue mirifiques. On a décidé, en famille, de la descendre de Bodo à Moi I Rana, puis de remonter par l’E6 jusque Narvik avant d’aller découvrir les Lofoten et Vesperalen. On aurait pu commencer par les iles puis faire cette route mais de toute façon, pour repartir, bien possible qu’il faille repasser par Bodo à nouveau … et il fait beau, plus que sur les iles. Donc on aime autant en profiter. Des baignades dans le Grand Nord, ça ne se refuse pas. Même si 32° en Norvège du Nord, ce n’est pas rassurant pour la Planète.

Ceci étant, à 10h30, on s’arrête tant la météo est capricieuse. Un brouillard dingue, on ne voit plus à 10m. La météo dit que ça se lève à compter de 11h et prévoit une apm très ensoleillée et chaude. Ah.  Là, il fait 15°, il pleuviote et on ne voit rien du tout … Soit.

Pause boulot et repas, on repart vers 13h sous quelques éclaircies. 30 min plus tard, de fait, c’est l’été … on n’aurait pas parié. Entre deux, la brume apparait disparait sur l’horizon ; c’est très beau.

On se coltine quelques tunnels, parfois en pente, peu éclairés, et à même la roche. Perso, je n’étais pas super à l’aise, mais bon …

On s’arrête et on profite. Notre fille convient que c’est beau, et qu’on bronze. Ouf.

Petit parking littéralement face au glacier. On se délecte et on bouquine jusqu’au soleil de minuit. A 23h00, la couverture qu’on a fini par sortir (ça se rafraichit « en soirée ») est humide d’une rosée du matin, si j’ose dire. Il fait tout à fait jour et le ciel est rose du soleil qui s’est couché. C’est unique.

Demain, on se rapprochera dudit glacier avec un petit bateau et nos vélos.

Le 27 juillet 2019

10h, départ pour une « visite » du glacier. Ou plutôt une excursion tranquille pour s’en rapprocher. Au programme : traversée du fjord en bateau et petit tour en vélo pour s’en rapprocher. Au final, c’était nettement plus sportif … heureusement, on avait mis nos chaussures de randos.

Erinne décide de ne pas venir. On voit très bien le glacier de là où on est garés, et elle a envie d’un temps seule. Elle restera donc avec Bamboo, qui a toujours sa patte en chaussette et qui est trop vieille de toute façon pour les grandes balades.

Pour le tour en bateau, c’était comme prévu.

Le tour en vélo, c’était rigolo. 5 kms et pas 2. Chemin vallonné, caillouteux et sur des vieux vélos loués deux fois rien, finalement on n’a pas pris les nôtres (bateau trop petit !!!). Parfait. Baloo suit bien.

Au bout du « chemin cyclable », le glacier s’est nettement rapproché ou plutôt on s’est drôlement rapproché du glacier. C’est très très beau et immense. Un panneau annonce : Svartisen (le glacier), 1kms300. On se dit qu’on peut bien y aller à pied. Et hop.

Bon là, c’est ça corsé. On s’est retrouvés à crapahuter. C’était bien indiqué mais pas tant que ça donc évidemment, il a fallu faire demi tour. Etc. Bref, après de vrais efforts, nous voilà tout en haut, au plus près (même si d’autres se sont aventurés imprudemment plus près encore alors qu’il est bien indiqué qu’il ne faut pas y aller sans guide, pic à glace etc) du Svartisen, à admirer les détails des pics de glace, les reflets bleus sous le soleil, la cascade assourdissante à son pied.

La descente sera plus rapide.

L’après midi on décide d’aller se poser à proximité, auprès de l’eau pour une baignade souhaitée par tous car il fait 32° !

Que nenni. Aucun coin tranquille au bord de l’eau ne nous tend les bras. C’est fou, jusque-là ça n’a jamais cessé. On se retrouve donc à rouler, et à prendre successivement les deux ferries qui étaient sur notre route 17 en direction de Moi I Rana. On passe sous le Cercle Polaire lors du voyage en ferry entre Jekvik et Kilboghamm.

On finit par se poser au bord de la mer, vers 19h30. C’est encore une fois très beau.

On décide en famille de repartir demain quand même. On est proches de la route cette fois, un peu bruyante. On va donc finir notre road trip route 17 dans les fjords pour remonter vers les iles Lofoten à notre rythme.

La journée de demain sera donc purement logistique a priori.

Le 28 juillet 2019

Réveil au bord de la mer. Baignade dans une eau limpide, elle-même baignée par le soleil. Comme toujours, la lumière est très blanche, rasante. Comme un soleil d’hiver français, mais plus fort.

Puis on prend la route, pour remonter sous peu l’E6 vers Narvik. On prévoit un spot au  bord d’une rivière, et on ne sera pas déçus. Le torrent est encore une fois translucide. Il nous rappelle les gorges de Vintgar slovènes. On s’y baigne, même si le courant est fort et qu’il faut rester prudents. Il fait toujours 32°.

Sur la route, on repasse le cercle polaire et nous voici de nouveau au-dessus. Cette fois, le lieu est marqué et on peut s’y arrêter. Evidemment, rien à voir comme dit Virgile puisque c’est une ligne imaginaire … mais bon, on apprécie l’effort. 

Entre deux : emplettes … et on découvre que l’achat de la bière est conditionné selon les jours et heures. En Norvège, l’alcool est un monopole d’Etat et seuls bières et cidres peuvent s’acheter en supermarché … et pas le dimanche.

Le 29 juillet 19

Farniente au bord de la rivière & baignade et photos de la cascade.

Nous sommes littéralement attaqués par les taons. Ça fait mal ! Et ça démange …

En fin du journée, nous quittons les lieux pour nous rapprocher doucement des iles. Une pause emplettes nous apprend, à nos dépens, que certains magasins sont effectivement hors de prix. Nous ferons plus attention la prochaine fois.

La patte de Bamboo se soigne doucement. Trop à mon gout. Mais on panse et on veille.

Notre spot est en bord de fjord, sur une route désaffectée et remplacée par un tunnel, que la route longe. Nous sommes seuls. A minuit, nous profitons du célèbre « soleil de minuit », ciel bleu et horizon rose.

Le 30 juillet 19

Départ pour Sto. Nous continuons à remonter l’E6. A Bognes, nous décidons de rejoindre les iles Lofoten (et ses copines) par le ferry plutôt que par la route. Il faut soit prendre un petit ferry pour continuer par Narvik (4 heures de route et 40 € de ferry), soit prendre le grand ferry (1h de navigation et 80€). Le choix est vite fait car l’E6 ne présente pas d’intérêt majeur, même si les paysages sont toujours agréables.

Nous trouvons là, entre Myre et Sto, en pleine nature et à proximité un spot de rêve. Les roues sur la plage et avec une salle commune, sorte de foyer, avec cuisine équipée ; chacun range et nettoie pour le suivant. Tout le monde s’y retrouve. On échange sur les voyages de chacun, on se fait un thé, à diner … un régal absolu.

On reste là, c’est sûr.

Le 31 juillet 2019

Le lieu est idyllique. La Norvège est le pays des superlatifs. On ne bouge pas, ou presque.

Erinne travaille. Nous aussi. Virgile fait ses fiches de magie. Belle balade pour aller admirer les macareux, et c’est tout.

Demain, on ira à Nyksund mais on reviendra ici sans aucun doute.

Après demain, safari baleines !!!

Le 1er aout 2019

Balade (rando mais faut pas le dire) entre Sto et Nyksund. Les paysages sont beaux, mais sous la gisouille, voire le crachin breton.

On reprend le CC pour aller jusque Nyksund même, village de pêcheur anciennement abandonné mais en cours de renaissance, avec 16 habitants.

Si la route vaut le coup pour ses points de vue très jolis,  et les séchoirs à morue, le village lui-même est plus abandonné qu’en cours de réhabilitation. Bof.

Pour nos lecteurs qui aiment savoir ce qu’on mange : on découvre une sorte de nuggets de poisson. Note sur 10 : 6 …

Retour le soir au spot communautaire de rêve ; on retrouve les mêmes, heureux de cet endroit. Les apéros s’éternisent autour d’un même thème : les voyages. Les enfants s’entendent tous bien et échangent sur leurs voyages aussi, et notamment l’Afrique du Sud !

Le 2 août 2019

Safari baleines. Journée en mer de 6 à 8 heures. Et c’est parti ! La réserve dans laquelle logent les baleines est au large d’Andenes, tout au nord des iles Vesteralen.  Et nous, on part de moins loin : Sto.

Des cachets anti- mal de mer nous sont gentiment donnés, mais ça ne suffira pas à tout le monde. L’aller est annoncé comme houleux et ça ne rate pas. Il faut que l’estomac soit bien accroché. Ligne de conduite : regarder l’horizon et rester à l’air frais … très frais. On se pèle !

Une fois sur place, les baleines sont au rendez-vous et nous en voyons deux fois, par colonie. C’est juste impressionnant. Même si on rêverait d’être plus près, il faut être raisonnable et respecter leur tranquillité. Les photos au téléobjectif sont suffisamment belles, faut pas abuser.

Le retour se fait sous le soleil et par mer calme. Ouf.

On admire aussi les macareux, les pygargues, et d’autres oiseaux que nous ne savons pas nommer.

Le soir, on se promet d’aller se coucher tôt car nous sommes épuisés, mais c’est sans compter sur le plaisir de se retrouver à nouveau entre grands voyageurs, cercle dans lequel nous sommes apparemment admis même si certains sont partis pour 1 ou 2 ans et d’autres, comme nous, « seulement » quelques semaines. Des nouveaux sont venus s’ajouter, la tablée est grande. C’est rigolo et ces 3 soirs « en société », nous qui sommes plutôt « sauvages » dans notre vie privée nous plaisent beaucoup.

Le 3 août 2019

Après une grasse matinée, puis une « pause travail » et des adieux dignes d’une fin de colo, tout le monde se quitte, pour repartir vers l’Infiniiiiiiiiiii et au-delà (Toy’s story, pour les connaisseurs).

J’insiste pour aller voir le rocher aux oiseaux de Nykvag. C’est vendu (merci le guide du routard) comme un piton rocheux occupé par des milliers de mouettes (sic), dans un fracas assourdissant. Je veux voir ça, ce doit être impressionnant.

Au final : un malheureux rocher (caillou ?) avec quelques dizaines (allez, je vous le fais à 200) de mouettes, dans un raffut très raisonnable. On en a déjà vu autant dans plein d’autres endroits en Norvège. C’est décevant et nous quittons les lieux, en profitant de la route 820, plutôt jolie.

Nous rejoignons les Lofoten et trouvons un spot sympa, proche de la route mais face aux montagnes et au bord d’un torrent. On peut enfin se coller au site, pour le mettre à jour. On sent que certains trépignent.

Le 4 août 2019

Notre premier arrêt prévu sur les Lofoten est Henningsvaer, surnommé la Venise des Lofoten. C’est assez joli, mais franchement touristique. On arrive sur place en même temps qu’un convoi d’italiens (au moins 20 CC) … mais, évidemment, ils repartent bien plus vite que nous. C’est joli. Rien à voir avec Venise bien sûr. Le surnom est vite attribué …

A l’entrée du village de pêcheurs, des séchoirs à morue en bois, traditionnels.

Sur le chemin, une plage digne des Caraïbes. Dommage qu’il fasse couvert et 14° … mais on s’y arrête volontiers, et on y revient, après la balade dans Henningsvaer y pique-niquer. L’eau est turquoise et le sable est blanc. C’est … fou.

On décide ensuite d’aller se poser à Eggum, sur la côte Ouest, face à la mer plein nord, donc face au soleil de minuit. Même si pour l’instant il fait très très gris, la météo promet une éclaircie à compter de 19 h. On reste optimistes.

Les paysages sont aussi beaux que partout ailleurs en Norvège ; on ne sait pas trop pourquoi les Lofoten sont connus et le reste non. Mais ne dites rien.

Le 5 août 2019

Aucun soleil de minuit hier soir, la météo est restée merdique. Mais il n’a pas plu (ou vraiment très peu) pendant notre séjour, on est chanceux.

On part de « bon matin » à l’assaut des villages :

En premier : Unstad. Route d’accès pleine de surprises : moutons sur la plage, moutons sur la route, moutons dans le tunnel large pour une seule voiture sur 700 mètres … (on n’a croisé personne).  Lieudit des surfeurs à l’automne (si si …).

Déjeuner en bord de route, sur une table de pique nique posée là, près d’une station-service (qui font fast-food) en compagnie de mouettes criardes, plus bruyantes à elles quatre que toutes celles rassemblées du piton rocheux (pour ceux qui suivent !)

En deuxième : Ballstad. Joli port de pêche coloré, avec les habituels rorbuers (les maisons rouges de pêcheurs)

Souvent, les chemins d’accès méritent plus le détour que le village lui-même. D’un virage à l’autre, ou d’un tunnel à l’autre, on passe d’une montagne escarpée à une plaine verdoyante, d’un temps gris à plein soleil selon que le massif retienne ou non les nuages, à un lac intérieur, un fjord de toute beauté ou une plage du Pacifique, délocalisée pour le plaisir des yeux.

Et enfin Vikten, au bout d’une route en cul de sac où se trouve un souffleur de verre. Les enfants sont repartis avec un stock d’éclats, tous très jolis.

A partir de là, on a décidé qu’on en avait suffisamment plein les yeux pour aujourd’hui et au détour d’un virage dans cette impasse, on s’est installés face au fjord, sous le soleil, seuls pour bosser et lézarder. Vivement que la nuit ne tombe pas. 

Le 6 août 2019

Une nouvelle journée dans les Lofoten après un soleil de minuit raté. Les nuages se sont invités sur l’horizon, en laissant un ciel dégagé. C’était encore comme ça au réveil : ciel bleu et nuages rasants.

Nous avons pris la route pour voir se succéder, jusqu’au bout du bout (A i Lofoten) les villages : Nusfjord, Flakstad, Sund, Hamnoy, Reine et A i Lofoten. Les paysages, comme tous les jours, nous arrêtent constamment pour leur beauté. J’ai même mis mes pieds dans l’eau (très fraiche). Mes co-campingcaristes se sont dispensés.  Casper vole au gré des envies et on déjeune en terrasse improvisée au bord de la mer. Il a même fait « chaud » aujourd’hui.

Bref, 5 heures pour faire Vikten – A …

Et 1 heure pour le faire en sens inverse, car on a décidé de retourner à notre spot d’hier, tranquille et isolé.

Demain, retour en Norvège non insulaire par le ferry à Leknes.  

On prévoit d’aller passer du temps sur la route des élans et sur cette cote suédoise qu’on a tant aimé en venant ici.

Le 7 août 2019

Après une soirée de la veille à admirer un coucher de soleil sur fond de ciel bleu en plein jour (on est restés émerveillés comme des enfants), au réveil, on laisse les enfants dormir et on file vers le ferry à Svolvaer pour Bodø.

Sauf qu’en arrivant, on découvre que le ferry est dans … 3 heures et demi. Très bien, on en profite donc – après débat familial – pour décréter qu’on va faire le tour ! On a le temps. On n’était pas passés par Narvik à l’aller en choisissant de traverser avec le ferry entre Bognes et Lodingen (là on voulait raccourcir encore plus avec un ferry plus long), on se dit donc qu’on va voir le paysage cette fois. Virgile et moi regrettons le ferry (on aime bien) mais on en a encore deux avant de quitter la Scandinavie donc, on accepte. Go !

C’est beau mais on est devenu exigeants et ce n’est pas aussi spectaculaire que ce qu’on a vu tout au long de notre voyage. Aucune pause photo … c’est vous dire.

Ce soir, on est à Narvik. Au creux d’une montagne. Là, c’est beau. Super bivouac. Y’a d’ailleurs quelques petites tentes installés face à la mer.

Demain, on prévoit de descendre au sud de Fauske, et de rejoindre le spot avec le torrent qu’on avait apprécié après le glacier et où nous avions fait une lessive :-).

Bamboo guérit lentement et nous vivons avec un chien qui porte une collerette, dégotée chez un autre véto il y a 3 jours (parce que la plaie ne guérissait pas avec un pansement).

En anglais : « A kluff ». On perfectionne notre vocabulaire :-). Très très pratique dans Oscar la kluff !

Et on a découvert à cette occasion que toutes les salles d’attente norvégiennes sont équipées en Thermos de thé et café. Très hygge. On va copier !

Le 8 août 2019

On a repris le trajet pour aller de Narvik à Fauske, près de la rivière.

Arrivés à hauteur de Bodo, où nous aurions débarqué si nous avions attendu le ferry, nous constatons que faire le tour n’était pas indispensable. Le trajet Narvik – Bodo était plus joli que celui d’hier, mais sans mériter le détour pour autant. Mais c’est fait, et on ne l’aurait pas su sans le faire, évidemment.

Vers 18h, arrivée dans ce coin de paradis (un parmi d’autre). Nous allons y rester demain, et Romain essaie de réparer le plafonnier qui ne fonctionne plus et la sonde des eaux usées qui bipe sans raison.

Le 9 août 2019

Journée farniente à la rivière et bronzette. On a renoué avec des t° clémentes, environ 22°. La nuit, il fait jour. Là, il fait chaud au soleil avec un vent très frais en même temps … pays des paradoxes. Les enfants (et les chiens) se sont même baignés.

Le 10 août 2019

On repart donc le lendemain matin, pour Uméa même.

Notre spot est surement très beau sous le soleil, mais on essuie des averses à gogo sous un ciel très couvert et nos voisins – c’est bien la première fois que ça nous arrive – sont bruyants et agaçants. Ils ne sont pourtant que 2 …

Nous voilà sous le cercle polaire à nouveau. Et nous voyons en liberté, un élan …

C’est pas le tout, mais notre voyage prend fin le week end prochain, et nous sommes encore au fin fond de la Norvège. Alors bien sûr, nous ne sommes pas pressés et on peut bien faire comme on veut, mais on a envie de voir un peu la Suède et surtout, de ne pas redescendre comme on est montés, en 5 jours à rouler 10 à 11 heures par jour. Donc on prend la direction d’Umea, cote est suédoise, avec pour projet de nous arrêter à Storuman, à mi chemin entre Uméa et Mo I Rana, sur une ile au milieu d’un lac.

Le 11 août 2019

Notre cote suédoise ne promet pas, en tout cas, d’être aussi chouette qu’à l’aller, quand il faisait super beau et qu’on pouvait se baigner.

Demain, pluie +++ au programme. On envisage (sic) une visite d’IKEA version suédoise, pour voir si c’est différent de ce qu’ils ont exporté. Et une balade dans Uméa si c’est raisonnable.

La météo ne nous est pas favorable du tout, mais miraculeusement, il arrête de pleuvoir pour déjeuner, diner et visiter la ferme …

En fait, on s’arrête sur la route d’Uméa car il y a une ferme aux élans, ferme unique en Europe. Ma tribu rigole et se moque ; ils pensent que mon idée de visite est un peu incongrue, voire « escargotesque » (pour les initiés). C’est vrai que c’est plutôt prévu pour une famille avec de jeunes enfants, mais je fais la maman nostalgique de ce temps là et je traine tout le monde, qui suit de bon gré. Finalement, on a appris des choses, constaté la grandeur de ces bêtes (celles croisées sur la route étaient d’un format plus modeste) et on a bien ri en famille. Mission accomplie.

Le 12 août 2019

Balade de midi dans Uméa, et déjeuner sur place. C’est plutôt mimi, mais en plein travaux. En revanche, on a déjeuné de hamburgers presque dignes de ceux de NYC et rien que pour ça, ça valait le coup.

Le soir, on a trouvé un spot tranquillou bilou « près de » (sur !) la Baltique, avec comme quasi systématiquement tables de pique nique, barbecue, etc. Et même un observatoire à oiseaux cette fois.