Portugal 2017

Du mercredi 5 juillet 2017 au dimanche 9 juillet 2017 :

Nous avons commencé par nous organiser pour clôturer nos activités au cab’ le 4 au soir. Mission difficile car – évidemment  – très vite, la journée du 6 s’est remplie au-delà du raisonnable !  Du coup, Pierrette a couru dans tous les sens. Anne aussi. Et nous … on a commencé nos vacances quand même ! On devait aller chercher Oscar mercredi matin et se préparer pour un départ  jeudi. C’était sans compter que le lieu de garde d’Oscar était fermé le mercredi !!!! Bon, préparation sans Oscar et puis départ jeudi quand même, une fois Oscar rempli. On s’est vite dit que ce premier déboire serait la première anecdote du récit Portugal 2017.

Cette année, on a décidé de commencer les ouacances par un temps entre potes en pays angevin. Bonne bouffe, bonnes bières, bonnes balades et bonnes tranches de rigolade.  Qui demande plus ?

Demain très grand trajet pour aller jusqu’en Espagne.

 

Lundi 10 juillet 2017 :

Après une nuit d’orage avec une Bamboo paniquée, nous avons quitté tôt ce matin Baugé et nos copains pour continuer ou plutôt commencer notre nouveau périple portugais. Programme du jour : rouler ! Un peu plus de 800 kms avalés aujourd’hui, dont une bonne partie sous la pluie. Ce soir :  pause à Briviesca, petite aire bien connue désormais puisque l’année dernière, on s’y est arrêtés à l’aller, et au retour …  On savait cette aire calme et agréable, alors autant en profiter pour une simple étape de nuit. Mais on vous promet, vous allez voir de nouvelles choses !

Pause au simply du coin pour quelques emplettes. De la pastèque pour 2 euros, et des moules à l’escabèche. Ce soir, barbecue de chorizo. Fiesta !

Demain, départ pour Chaves (Portugal Nord). Début de l’aventure ;).

 

Mardi 11 juillet 2017 :

Après 1300 kms en un jour et demi, nous voici au Portugal  …

Arrivés à Bragança qui en son centre historique présente une jolie citadelle.

Après un déjeuner à l’ombre d’Oscar, nous nous consumons doucement de chaud … après-midi jeux et travail.

En fin d’après-midi, nous sommes montés jusqu’à la citadelle qui était aussi haut perchée que microscopique ! Un joli rond de 70 m de rayon (je n’exagère pas). Remparts avec une jolie vue, ruelles avec de toutes petites maisons blanches (pas sure de tenir debout dans la maison) et conversation avec un papi devant sa maison. Papi parlait portugais, on répondait en français et personne ne comprenait l’autre. J’adooore ! On a gagné trois clichés avec lui, il avait l’air content et nous, on l’était. Bamboo a gagné une gratouille.

On serait bien montés au donjon si on n’avait pas découvert (spécial dédicace à Delphine un jour de Basilique) que ça fermait à 16h30 … c’est vrai que monter au donjon avant 16 :30 par 35° … ça fait rêver ! Bon, et puis de toute façon, on est lundi … et le lundi, c’est fermé ! hihi. On aura profité de la vue 30 m plus bas.

Demain, balade entre Bragança et Chaves. Et résultats du Brevet pour Erinne !!

 

Petit jeu de l’été : où est Oscar : !

 

Mercredi 12 juillet 2017 :

Partis ce matin de Bragança pour aller vers Chaves. Quelques photos avec Casper (le drône !) avant de partir de la cité médiévale sous le soleil :

Nous voulions arpenter tranquillement la route de montagne pour profiter du Parc national de Montesinho. Pour arpenter, on a arpenté ! 2h30 pour 100 kms … il parait que c’est la région la moins peuplée d’Europe … nous, on n’a pas eu l’impression. Même si de fait, y’a pas foule, on trouve que c’est plus désert encore dans la région de Zamora (Espagne) ou en Islande. Mais bon, c’est le guide qui le dit. A la fois aride et vert, ça valait le coup d’œil.  Il a fallu doubler un type qui roulait avec son âne et sa chariotte, et son chien même pas tenu en laisse (grosse frayeur vu le risque de le renverser). Puis un autre du même genre, mais motorisé, qu’on a pu photographier. Grande ruralité. Eux doivent penser qu’on prend leur route …

Et puis, on vous dit tout : autant la route était belle, autant la ville de Chaves … euh … bof quoi. Un petit coté Saint-Etienne ! Industriel et moche, à part le micro centre ville historique, qui tient dans un mouchoir de poche, joli certes mais encombré de voitures ! Incongru que ce ne soit pas piéton …

La ville est connue pour ses thermes, dont on n’a pas pu profiter car il faut avoir plus de 18 ans. Votre rédactrice les a dépassés bien largement, mais pas nos nains … On a juste eu droit de gouter l’eau. Je vous explique pas la tête des enfants quand ils ont découvert qu’elle était à la fois sulfureuse et servie chaude (73°).

On a quitté la ville et parcouru quelques kilomètres pour s’installer derrière un restaurant où coule une petite rivière avec cascade. Bamboo a pu se rafraichir et depuis lors, nous fiche enfin une paix royale. L’eau ne permet pas qu’on se baigne nous même, dommage car il fait plus de 40° … (47° quand on a repris la voiture).

Avant ça quelques emplettes, avec des étals renversants de pastèques et melons.

Ce soir, on va aller fêter le brevet d’Erinne au resto qui nous accueille aimablement. Car oui, c’est aujourd’hui qu’on a eu le résultat du brevet ! Mention bien, avec 100 / 100 à l’oral préparé de toutes pièces. Youhouuu !

Jeudi 13 juillet 2017 :

On a quitté Chaves chassés par les mouches, notre cohabitation étant devenue intenable. Avouons-le : elles ont gagné !

Et nous voilà partis à l’assaut de Braga, une plus grande ville. Vous noterez que nous cumulons les entorses à notre préférence pour les grands espaces. Mais ça ne va pas durer …

A Braga, nous nous sommes posés sur un parking penché, en pleine ville, près de la route nationale. Inutile de vous dire qu’il s’agissait là uniquement d’un point de chute pour visiter la ville. Inimaginable que nous dormions là (on aurait peut-être dû d’ailleurs … mais ne gâchons pas le suspens). Promenade en ville, un petit côté Barcelone très agréable (pour ceux qui suivent, c’est tout de même mieux que nos comparaisons avec Saint Etienne, vous en conviendrez). On a pu admirer la cathédrale (Sé) dont curieusement quelques morceaux éparpillés jonchaient de manière plus ou moins organisée un des « patios », sans doute pour rénovation (mais on ne sait pas), le Palacia do Raio et ses azulejos, les ruelles commerçantes et les cafés chics. Par une température caniculaire, nous n’avons pas résisté à manger une glace. Nos lecteurs de l’année dernière pourront dire quel parfum Erinne a choisi (alors ?!! oui … double vanille, of course !), Virgile, comme toujours aussi, a choisi un parfum dont on ne pourra jamais vous dire ce que c’était (dixit Virgile « du jesaisplusleite ») et Romain  et moi nous sommes délectés de sorbets et glace yaourt amarena. Bamboo qui était de la balade et qui a été privée de glace a compensé par une baignade dans la fontaine. On l’aurait bien imitée, mais parait que ça ne se fait pas …

Puis retour à pied au camping-car et départ, car non, vraiment, aucune envie de dormir au bord de la route et puis, grande envie de tout le monde d’aller voir de suite le Sanctuaire Bom Jésus. Une splendeur, d’en bas, d’en haut et du ciel … une symétrie à toute épreuve qui plus est.

Comme on est fainéants et puis surtout parce que ça vaut le déplacement, nous avons pris le funiculaire pour monter. Pas pour descendre. Certains diront qu’on aurait pu faire l’inverse. Tout à fait !!! Mais on avait hâte de prendre le funiculaire (si si !). Plus de 600 marches selon les guides (629 selon Virgile qui, bien sûr, a compté). Et à chaque étage, une fontaine. On les a toutes essayées !

Une belle journée derrière nous, nous avons choisi de prendre la route et de ne pas rester sur ce nouveau parking sans intérêt pour une nuit. Direction Ponte De Lima, où j’avais dégoté un spot en bord de rivière.

Difficile à trouver, l’aire s’est même avérée inaccessible dans un premier temps. Il aura fallu l’aide d’un taxi croisant notre chemin et venant spontanément à notre aide pour accéder au lieu dit.

Ni une ni deux, enfants et chien dans l’eau avec vue sur le pont romain, somptueux. Avec cette température caniculaire, Bamboo ne sortait plus de l’eau.

Après ça, on s’est offert une soirée hamburger puisque c’est la tradition : un hamburger par pays visité avec les moyens du bord (celui-ci était le meilleur de tous nos voyages) !

On a longtemps cru à une aire idyllique, il n’en a rien été !! Un bruit d’enfer le soir, une valse de voitures la nuit (mais pour quoi faire ???), et démarrage de travaux d’entretien dès 7h00 (rotofil, tracteur, tondeuse). L’enfer !!

 

Vendredi 14 juillet 2017 :

On a trainé le matin (nouvelle baignade au son du rotofil) et puis on a pris la route pour Soajo et ses Espigueiros  après une halte « services ». Romain a montré comment faire fonctionner Casper à Virgile et puis on a pris la route pour Soajo et ses Espigueiros après une halte « services », de l’autre côté de la rivière où nous aurions si bien dormi sans doute …. Ombre des arbres, doux bruit de la rivière, et personne … Arf !

Route sinueuse pour rejoindre Soajo, au plein cœur du Parc National de Penada Gérès, où je tenais à voir les greniers à foin. C’est pour y monter qu’on s’est bien marrés. La route, en plus d’être clairement sinueuse est très étroite, évidemment, et sans garde-corps. Oscar aura tout vu ! On a pu s’arrêter en pleine « voie » pour faire des photos, et notamment d’une maison d’architecte perdue en pleine forêt. Incroyable.

Quant aux greniers, à première vue, on dirait des tombeaux, mais il n’en est rien. Vous avez là des greniers sur pilotis protégeant les récoltes des rongeurs. Et des crucifix pour protéger lesdites récoltes (blé, mais). Quand on s’approche, on constate qu’ils servent toujours.

Pour ne rien gâcher, la vue est splendide de notre terrasse. On est quatre CC garés sur la place, et on ne va pas bouger. La nuit promet d’être calme, « coincés » que nous sommes entre les greniers et le cimetière ! Mais à cette heure-ci (22h), le ballet des tracteurs est toujours de rigueur. On se demande bien à quelle heure ça va commencer demain … à moins que ça ne s’arrête pas de la nuit ?!!

Ambiance parents / ados dans le CC … l’humeur est à la confrontation. Dur dur. Mais on tient bon.

Alerte info !!! A l’heure où nous postons, un cheval se promène seul dans la rue, broutant l’herbe présente au pied des arbres …

Samedi 15 juillet 2017 :

Hier soir, après un barbecue nouvelle formule (Romain reste assis pour le faire !!), nous sommes allés voir ce cheval, seul et incongru, broutant l’herbe au pied des arbres … il avait l’air bien mal en point et on ne pouvait rien faire de spécial pour lui. Après quelques photos, nous l’avons laissé à sa vie de cheval à la campagne, et sommes allés nous coucher pour la nuit espérée calme.

Le ballet des tracteurs s’est calmé et a repris relativement tardivement ce matin, mises à part quelques exceptions trèèès matinales, ce qui tombait bien puisqu’une fois l’épisode cheval passé, nous avons entendu le bruit des cloches. Point d’église carillonnante, mais … des vaches !!! Elles se sont promenées assez longtemps sur la place, seules et tintinnabulantes. Expérience enrichissante …

On les a revues ce matin, avec leur propriétaire.

Une vraie plongée en 1950, je pense.

Au matin, nous avons décidé avant de partir d’aller jeter un œil à la petite cascade dont des touristes « sakado » nous avaient demandé la veille le chemin (et on n’en savait rien !). Il aura fallu attendre que le même cheval que la veille se pousse de la route pour passer et faire attention à quelques brebis empruntant la même route que nous (quel bonheur) mais mazetttte !!! on s’est garés au bord de la route, très pentue, et après quelques hésitations légitimes à laisser Oscar autant en pente et l’avoir calé avec frein à main, vitesse et cailloux derrière les roues (le tout étant sans doute un peu excessif), nous avons descendu les 123 marches (comptées aussi) pour accéder à ladite petite cascade (Poço Negro) qui s’est en réalité avérée être un lieu quasi désert et absolument mirifique. De l’eau cristalline, des rochers, le soleil, le tout en pleine nature. Un éden. On a posé nos affaires, on s’est collés en sous vêtements et on a sauté à l’eau ! Les poissons ont partagé. Bamboo a été laissée tranquille à garder Oscar car on l’a épargnée de toutes ces marches à remonter vu son grand âge. Et puis, l’année dernière, on avait déjà vécu un moment épique avec elle dans un lieu du même genre, car elle descend très bien les rochers, mais elle ne les remonte pas !!!!

Après cette étape inattendue, nous avons pris la route pour Viana Do Castelo en décidant de grimper jusqu’à la frontière espagno-portugaise avant de resdescendre vers notre destination. Et non, nous ne sommes pas juste des fans de passage de frontière, c’est juste qu’on cherche un des 4 points auquel on peut s’abonner à l’autoroute au mois.

Petite explication. Certaines fonctionnent comme en France, d’autres fonctionnent avec un système de radar une fois votre plaque d’immat relevée et votre carte de crédit notée précieusement. Pour ces radars, là aussi deux options : la carte prépayée ou l’abonnement 1 mois.

L’année dernière, on était entrés dans le pays par le Sud et on était tombés directement sur le point d’abonnement au mois. Cette année, on est entrés par les montagnes du nord, donc … que dalle ! Du coup, on a pris le premier péage sans payer. Malgré mes coups de fils pour payer à distance, on pense qu’on va finir par recevoir une amende (on attend toujours le mail promis pour résoudre ce problème).

On a donc opté en catastrophe pour un prépaiement pour 10€ mais on n’a pas très envie de voyager tout le mois en surveillant notre compte d’autoroute et ce d’autant que si on a bien eu la confirmation de notre prépaiement, on n’a pas reçu notre n° d’abonné et on ne peut donc pas surveiller (on reste sceptiques sur le sms d’alerte « fin de crédit »).

Du coup, on est montés jusque Valença, où internet (ce salaud) nous indiquait un point easytoll (le chic nom du point d’abonnement). En vain !

Un gentil monsieur du péage nous a renvoyé sur l’A8 à Viana do Castello … arf, c’est là qu’on allait ; on aurait pu se dispenser du détour …

On vous dira demain si on l’a trouvé, puisque (soi-disant) il est un peu plus bas que là où on s’est arrêtés ce soir.

Chemin faisant, Romain a testé le drône en version traking en montagne. Regardez les premiers essais :

Après cette recherche infructueuse et ô combien intéressante, pause midi auprès d’un garage désaffecté en plein bois.

Sur une (croyions-nous) fin de route de montagne, on a croisé une sorte de piste de F1, immédiatement photographiée pour Stéphane et puis, contre toute attente, on a repiqué aussi vite sur la route de montagne. Surréaliste.

Et sur la route, Romain a sauvé Loulou des affres de Free, le privant d’un accès à la toile en Espagne. Scandale !

On a cherché ensuite un spot sympa bord de mer proche de Viana do Castello. Au bout du 3ème on a trouvé ce qu’on aime : on est seuls, vue sur Santa Luzia, les chantiers navals  et les grues (bon ça, on aime moins) et la ville, et coucher de soleil en cours. Ça reste une vue trop peuplée à notre gout, cette grande ville à la fois balnéaire et en travaux mais on ne peut pas se plaindre. D’autant que quand je dis qu’on est seuls, c’est vite dit. Ce soir, c’est moutons et biquettes sur la plage (décidemment, c’est camping à la ferme cet été ; ça doit être pour compenser le fait que je rate l’amour est dans le pré)  … et spécial dédicace à Virginie (chacun son tour) : une pelle, plantée là, sans doute en cas de besoin J

Il fait frisquet ce soir en bord d’océan. On ne pensait pas que ce soit possible.

Demain, on part sur Porto puis Agueda et Coimbra les jours suivants.

Dimanche 16 et lundi 17 juillet 2017 :

Le 15 au soir, on a donc dormi dans un coin assez reculé mais c’était sans compter sur le paon du camping voisin qui a appelé comme chacun sait Léon (revient à la maison) toute la soirée jusque tard … et le retour du berger et de ses bêtes le lendemain matin, avec les clochettes s’il vous plait, outre les autochtones venant prendre d’assaut la plage de bon matin (on était dimanche). Argh !

Le 16 au matin, nous sommes donc partis sur Porto avant de nous retrouver coincés par les voitures. Au passage, on a enfin mis la main sur l’abonnement autoroute ET sur des explications pour l’autoroute qu’on n’avait pas payée. On ne devrait pas payer d’amende, le paiement de la carte à 10étant – normalement – rétroactif.

Arrivés sur place, nous avons vite découvert, en CC, les joies des rues de Porto ! Penchéééééééééées ! Et on s’est installés sur un parking, plutôt désaffecté (ce qui ne détonne pas dans cette ville) et adopté par les campings caristes, malgré l’absence d’eau. De l’avantage d’être en autonomie. Parking désaffecté, oui, mais avec une bâtisse en ruine qui laisse sans peine deviner toute sa splendeur passée. Et parking face au Douro, vue sur la ville. Renversant !

Nous avons tous les 4 été immédiatement séduits par Porto, et après un bon repas, nous sommes allés nous balader sur les rives du Douro, et visiter un chai. Intéressant, avec un guide au débit impressionnant et un tic de langage terrible. Erinne vous livrera son commentaire sur le sujet … (sans gâcher le suspens, elle comptait et vous verrez les photos où elle pointe sur son iphone …). On a mangé une glace aussi ici, et on s’est fait une bonne crise de rire avec la vendeuse, incapable de mettre de la framboise dans mon cône … ça a fini en vrac, vous verrez aussi la photo.

Nuit d’enfer ensuite, comme prévu puisqu’en bord de route sur un grand parking avec des arrivées aussi tardives que discrètes. On s’est donc couchés tard à chercher comment installer dans Oscar des toilettes sèches (toute une aventure en perspective !!!).

Le 17, grande balade dans Porto sous un temps couvert en début de matinée : plus de 12 kms, rien que ça (merci runtastic !).  Cathédrale, rues à monter, rues à descendre, escaliers, quartier de la Ribeira et marché. On décrirait volontiers Porto comme une ville fantôme très animée … Bon, oui, ça laisse songeur. Mais c’est assez parlant. Ces maisons colorées accrochées à la pierre, ces autres maisons murées juste à coté, des gens partout, des trams, des funiculaires, des marches, des mamies qui essaient de rentrer une bouteille de gaz dans un caddie à roulettes … un truc de fou. Ça nous a plu, à part le marché clairement déserté et décevant surtout comparé à celui de Barcelone particulièrement animé.

En fin de journée, on a opté pour un déménagement au calme (en l’espérant) et sur la route, on a pris plaisir à admirer une garde barrière (vous avez la vidéo). Il y a encore des endroits où ce n’est pas électronique … et on est restés cois devant les maisons colorées en jaune citron, orange flashy, ou tapissées de carrelage (une sorte par façade !). Pas de photos cette fois, juste le plaisir des yeux.

On est installés comme on aime : seuls ! Apéro jeu, et repas bien mérité après la baignade, seuls sur la plage puisqu’on est arrivés un peu tard.

Grosse galerie photo à suivre :

Demain il faudra recharger Oscar en eau propre, mais on pense lézarder le reste du temps … après un pti déj de pain grillé (on a un grille pain d’enfer !).

Quelques vues aériennes et un panorama de notre point de chute avec toujours le jeu du oukilèleoscar ? (plus facile là !) :

Pour Alain, le commentaire d’Erinne 😉 :

Comme tout guide qui se respecte, celui-ci avait un tic de langage. Il disait « justement » toutes les 23 secondes. Oui oui, sérieux, toutes les 23 secondes puisqu’il a dit « justement » 102 fois pour une durée de visite de 39 minutes, j’ai compté !

Mardi 18 et mercredi 19 juillet 2017 :

Nuit (du 17 au 18) caaaaaaaaaaaaaalme et requinquante au bord de la mer. Le seul bruit des vagues, au loin, pour accompagnement. Que du bonheur ! Finalement accompagnés en fin de soirée d’une caravane. C’est rare.

On aurait bien passé la journée à la mer mais pour la première fois, il faisait gris et frisquet ! En tout cas trop pour aller se prélasser sur une plage. Et puis de toute façon, on était clairement en fin d’autonomie, il a donc fallu quitter notre spot pour quérir de l’eau et vidanger.

On a donc pris la route pour Coimbra le 18 au matin. Achats d’oignons et tomates sur la route, au prix d’échanges linguistiques toujours riches, je ne me lasse pas. Maintenant je sais même dire « yo nao falo portuguesche » autrement dit « moi pas parler portugais, avé l’accent » (ça ne doit pas trop s’écrire comme ça, mais c’est bien pratique).

Arrivés sur place, le parking proche de la ville s’est avéré blindé de gens (bof) et craspouille (le seul robinet d’eau servait à la fois à remplir le CC et à nettoyer les toilettes. Beurk !). On est allés négocier au camping 4* à coté le droit de faire notre bazar … Pour 7€ : grand nettoyage d’Oscar et douches générales (ah une bonne douche avec de la pression !).

Puis évidemment, hors de question de rester là donc départ pour un spot tranquille en bord de rivière (une base de loisirs officiellement, en fait, mais c’est vite dit). On a décidé qu’on irait visiter Coimbra le lendemain, tranquillement.

L’accès au spot nous a encore bien fait rire : pour être tranquilles, ça se mérite et c’est vrai que les accès sont souvent épiques. Route concurrençant le space mountain et feu tricolore fonctionnant à l’énergie solaire. On est arrivés à bon port.

Sur place, le spot nous a offert une nouvelle soirée au calme, assez isolés en compagnie de quelques jeunes installés qui dans des tentes, qui dans une vieille estafette ou un très très très vieux CC. Base de loisirs désertée le soir donc nuit au bruit de la cascade, d’un joli carillon au loin et du chant du coq au petit matin. Le soir, apéro au bar de la base de loisirs (avec wifi gratuit et borne fonctionnant elle aussi à l’énergie solaire) et découverte du pica-pau (ragout de poulet aux pickels, en gros) pour grignoter avec. Et les enfants de s’écrier « ahhhh on en mange chez tata !!! Mais c’est meilleur  chez elle … ». J’ai demandé la recette (à tata). A suivre pour mes futurs essais en cuisine portugaise, puisque j’ai aussi une commande de pastéis.

Le 19, visite de Coimbra, sous la pluie. C’est notre première fois au Portugal, ça donne un petit air breton assez curieux à la visite. Jolie ville médiévale. On en a plein les jambes car ça grimpe dur et qu’on a fait plus de 12 kms à nouveau. Arrivés en haut, billet pour la bibliothèque (le clou de la ville, pour ainsi dire) pour … 17h … or il était 14h15. Arf ! On a donc décidé d’y retourner demain matin (billet obtenu pour 11h) et on a visité le reste cet après-midi : labo de chimie et autres réjouissances … plutôt instructives ( ?!) comme des zèbres empaillés ou grenouilles « formolisées » … bon en tout cas, on a bien ri. Et on a bien gouté aussi. Aaah le sacro saint 16h des enfants …  pastéis de nata assez réussies, semble-t-il (moi, je n’aime pas ça !) et petit biscuit croustillant aux amandes. Fin, délicat, et bon.

On a croisés des joueurs de sorte hand ball en canoé … pensée pour Loulou ! Bon c’est forcément moins bien évidemment, mais quand même.

Et on est revenus s’installer au spot d’hier. Re carillon donc, et re baignade, y compris pour Bamboo, qui va agrémenter notre nuit tranquille d’odeur de chien mouillé car il ne fait pas du tout assez beau pour qu’elle sèche en 10 min.  Mmmm ….

Jeudi 20 juillet 2017 :

Retour à Coimbra après une nouvelle nuit bien tranquille près de la rivière. On a pu visiter l’Université, absolument splendide, pendant qu’à l’évidence, des étudiants révisaient leurs cours dans les couloirs avant le passage d’oraux. Code civil, code de procédure, notes et stabilo ; plein de souvenirs plutôt marrants et pas mal de compassion pour ces petits jeunes en plein stress, entourés de touristes. Un peu surréaliste.

La bibliothèque de 60.000 ouvrages anciens – consultables – est un chef d’œuvre en soi. On n’est pas déçus d’avoir pris le temps de revenir ce matin. Loin des touristes, on est allés visiter aussi l’amphi de cours (ouvert à la visite, mais curieusement, personne n’y va) … dans la série nostalgie, on aurait bien voulu étudier dans ces conditions ! Damned.

Les photos dans la bibliothèque étaient interdites, même sans flash. On a demandé pourquoi : parce que sinon les touristes trainent trop longtemps. Ahhhh … Pas illogique, mais pas grave donc. Si c’est juste pour qu’on dégage … mouarf. On a donc quelques photos (sans flash évidemment) à vous montrer, mais toute personne qui penserait que nous n’en avons fait qu’à notre tête se tromperait sur notre compte, bien entendu.

La chapelle, baroque à souhait, faisait aussi partie de la visite.

Comme c’était de nouvelle une grande balade, ça nous a largement contentés.

On a donc renoncé à aller de suite à Agueda, et aussi à Buçaco qui s’est ajouté à notre programme au fil de mes lectures des guides et de surf sur la toile. On verra ça plus tard.

On a opté pour un retour sur la si belle plage désertée et ce soir très très ventée, où nous sommes à l’heure où je vous écris après un déjeuner à Coimbra agrémenté d’un dessert : pastéis de nata pour romain et les nains, et pour moi … des fruits confits au cake. Visez la photo, on ne peut pas raisonnablement appeler ça un cake aux fruits !

Vendredi 21 et samedi 22 juillet 2017 :

Top départ pour nos petites visites qu’on ne trouve dans aucun guide, mais glanées par delà les sites ou les discussions.

Agueda d’abord, dont les parapluies multicolores m’avaient, au détour d’un partage de photos sur Facebook par Corinne, grattés l’œil. Petite ville sans autre intérêt que celui-ci. Les bancs sont peints, les candélabres sont peints, les marches d’escalier sont bariolés. Tout est de toutes les couleurs. Et le sol est en moquette verte. Ils ont fait tout le centre-ville (3 rues) comme ça. Dingue ! Et contre toute attente, un parking à CC flambant neuf. Même si on est repartis après la visite, c’est sympa.

On ne sait pourquoi, dans une des rues, ils avaient descendu les parapluies pour les décrocher. Comme ils n’étaient que 2 pour le faire, on a voulu s’atteler à la tâche et les aider. On a été éconduits. Déception générale.

Partis pour Buçaco … petite forêt de 5 kilomètres de périmètre, dénombrant le plus grand nombre d’essences d’arbres sur une si petite surface en Europe, agrémentée d’un escalier d’eau, d’une étendue de fougères et d’un Palais extravagant. Ça, c’est ce que j’avais trouvé.

Dans la vraie vie, la forêt était un joyeux bordel d’arbres dans un sacré foutoir, a priori sans fougères. La cascade, un escalier jonché de mousse avec une cascade au milieu – joli mais pas de quoi se relever la nuit même si Bamboo a elle trouvé que ça valait au moins le coup de s’y jeter en profitant d’un moment d’inattention puisque c’était à portée de laisse. Et le Palais extravagant était surtout décati.

Une visite qu’ici on appelle « escargotesque », en souvenir très ancien d’une visite que j’avais voulu faire d’un élevage d’escargots (si si) et qui nous a fait rire, Romain et moi, comme jamais, y’a bien 20 ans de ça …

On a pris la route ensuite, et rejoint un nouveau coin de Paradis, vue sur l’Océan et le coucher de soleil, aux environs de Nazaré. Casper a fait des siennes et amuse à l’évidence petits et grands. Compte tenu du sable, il doit décoller avec assistance humaine. Je vous laisse voir la vidéo.

Repas barbecue dans ce joli coin, et photo du repas, pour Asya qui veut savoir ce qu’on peut bien manger par ici et en cuisinant dans une sorte de voiture.

Les enfants réclamant un vrai temps plage, on est restés là toute la journée et pour ma part, j’ai gagné un coup de soleil agricole hors concours sur les cuisses et le décolleté, auquel j’échappe rarement malgré mes précautions et l’écran total. Pendant ce temps, les autres membres de la tribu prennent des couleurs tout en bronzage doré. Injustice profonde (parole d’une rousse de peau).

Demain, on file vers le Sud de Lisbonne après un nouveau coucher de soleil ce soir sous nos yeux ébahis.

Dimanche 23 et lundi 24 juillet 2017 :

Le 23, nous avons roulé vers le sud de Lisbonne, que nous ne visitons pas pour l’instant. Nous avons goût à des plages paradisiaques pour plus d’une simple halte de nuit. Direction région de Sines. En route, arrêt services et même lessive car, au Portugal, les laveries en libre-service sont souvent sur les parking d’Intermarché, couplées à des aires de service pour CC (jamais vu ça en France !) et qu’on est justement tombés sur une d’entre elles. J’ajoute qu’au Portugal comme en Espagne, l’eau est à disposition, toujours gratuite.

Ensuite, évidemment, le plus drôle est de tout faire sécher puisque comme on fuit comme la peste les campings, on ne peut pas vraiment faire manouch’ en étendant nos fils à linge dans les endroits sauvages dans lesquels on reste. Si ici, dans ce beau pays, on ne se fait pas virer de partout, c’est bien parce qu’il y a encore des gens comme nous pour respecter l’endroit où l’on se trouve sans s’étaler indignement. Donc c’est plan débrouille, et avec ce vent et ce soleil, ça le fait. Chaque fringue sèche à son tour sur le bord de la fenêtre! J

Du vent, oui … du vent, du vent et encore du vent. Saoûlant, cette année et à s’envoler. Il nous empêche régulièrement (trop à notre gout) de manger dehors, c’est vous dire.

Nous avons planté la tente (enfin, façon de parler) à la Praia Do Malhao, sur la falaise, et en avons profité allégrement. Vues à tomber, balades, baignades, lecture et farniente.

Après un déjeuner du 24 avec encore et toujours un vent à décorner les bœufs, nous avons décidé d’aller à Cabo Cardao, une crique à défrayer la chronique avec une plage peu fréquentée car « un peu difficile d’accès » (ça, c’était les infos glanées sur la Toile). De fait. On vous raconte.

Bon, d’abord … quelques aventures avec Oscar qui, monté sur des pneus 16 pouces, a l’habitude qu’on lui fasse tout faire (les beaux spots se méritent ; sinon c’est parking de CC et ça, non merci). Nous avons fini par trouver le chemin de terre menant à ladite crique. Petite route de terre et de cailloux, de la largeur presque exacte d’Oscar, plantée d’arbres des deux côtés, dotée de centaines de nids de poule ; tout y était. A tel point qu’il nous a fallu faire demi-tour, possible par miracle dans un virage, car les arbres étaient trop bas ou plutôt parce qu’Oscar était trop haut pour qu’on puisse passer sans abimer.

Comme on n’est pas du genre à se laisser abattre, on a posé Oscar à l’entrée du chemin, et on a décidé d’y aller à pied. Allez, go, une nouvelle bonne balade car la crique en question était bien à 2-3 kms, sous le soleil et avec le vent, toujours le vent à vous empêcher d’avancer avec dignité. Une fois sur place, spectacle merveilleux à couper le souffle. Falaises de tous côtés et océan s’échouant dessus, pour un banc de sable avec une eau transparente, sans la moindre vague.

Pour autant, on ne fera que les photos d’en haut, car impossible pour nous, seuls, de déterminer par quel chemin diable les gens passent pour descendre en bas de la falaise, 50 ou 100 mètres plus bas. Pourtant, on les voit, en bas, ces 15 pékins qui sont descendus sans parachute …

Un jeune homme passe et – évidemment – on lui saute dessus pour savoir comment il entend descendre. Il nous propose de le suivre en nous disant que c’est un peu sport mais facile, que simplement, y’en a une partie à faire à la corde (sic), mais que ça le fait, y compris pour nos grands enfants !!! (le tout en anglais). Franchement, le voir attaquer le sentier (50 cms au mieux de large de terre et de cailloux) sur la falaise comme ça, sans rien sur le côté pour protéger, en sachant qu’une corde nous attendait, et avec de telles bourrasques de vent … on a trouvé ça au mieux insouciant, au pire suicidaire. La falaise était à pic et non, franchement, on a renoncé. A regret parce qu’on aurait bien vu cet endroit d’en bas, mais on ne voulait pas arriver en bas plus vite que prévu et remonter en hélico … donc non. On a la prétention de penser que des gens nous aiment nous attendent au retour …

Pour autant, on ne regrette pas notre marche à pied, Cabo Cardao, c’est à voir !

On a récupéré notre Oscar, et on a filé vers le sud d’Almograve, sur une petite plage nichée entre les falaises, où nous passerons la nuit. Vous n’aurez pas le site ce soir, car ici, on n’a pas de réseau !

Le séjour se profile pour un retour sous peu à notre Paradis de l’année dernière : Odeceixe … pêche de coques, rivière se jetant dans l’océan (cette fois, on pourra vous montrer grâce à au drone), petit village inconnu des touristes, et restaurants à se damner.

Sinon, Romain, pour le plaisir d’Alain, de tous et de se moquer de moi, a préparé sa petite chronique du jour … vous êtes priés de ne pas trop rire, ou de vite oublier (surtout si vous voulez la suite du road trip).

 

 

Chronique du jour : Lydie à la plage par Romain

Je ne résiste pas à prendre ma plume électronique pour vous conter les aventures rocambolesques de Lydie à la plage.
Je dis bien rocambolesque car aller à la plage avec ma douce est une véritable épopée !

Ce n’est pas tant la préparation ou le choix du maillot qui pose problème mais la vie sur la plage …

Ah ce sable … qui se met partout sur la serviette … qui colle …

Votre narrateur n’a jamais vu quelqu’un avoir un tel talent malgré ses 15 ans d’expérience de vacances de jeunesse de 3 semaines de plage tous les ans au même endroit … !

Comment vous dire : c’est difficile d’expliquer … Imaginer que vous arrivez sur la plage avec le rituel classique du planté de parasol (et pas de bâton pour les cinéphiles), puis étalage de serviette. Ca y est, vous y êtes, vous avez l’image devant les yeux. Et bien poufffff : la serviette est pleine de sable 🙂 Vous ne savez pas par quel miracle mais c’est ainsi !

Et je ne vous parle pas du corps naturellement peu vêtu en ce lieu qui lui aussi se parseme de sable. Là je vous invite à imaginer l’excuse donnée par l’héroïne de cette chronique … non vous ne trouvez pas … et bien lisez ceci :
« Des lors que tu te mets de la crème, c’est le bordel ! »

La crème solaire, cet objet incontournable de la plage, devient le bouc émissaire, pratique et facile au demeurant vous en conviendrez car comment peut-elle se défendre …

Vous l’aurez compris, Lydie à la plage est une aventure pleine de rebondissements, d’émotions. A bien y repenser, on pourrait vendre le scénario à Hollywood qui nous ferait à coup sûr une série type Grey’s Anatomy : Lydie at the beach avec en guest stars pour l’épisode pilote David Hasselhoff et Pamela Anderson en sauveteur du sable ! Elle est pas belle cette idée ?

Je pourrai en écrire bien plus encore mais je vais en rester là pour cette fois. Je reviens vite pour de nouveaux récits palpitants :

– mon petit père à la plage version surfeur avec sceau et pelle 🙂
– la choupette ou l’art de faire la crêpe

A bientôt !

Mardi 25 – Mercredi 26 et jeudi 27 juillet :

En l’absence de moqueries avérées ou trop appuyées sur mes talents relatifs à la gestion du sable, je continue le récit de nos aventures.

Elles seront moins palpitantes et longues à lire, car notre activité principale reste l’oisiveté et la contemplation, couplée à un peu de travail à distance. Nous naviguons entre le CC, la plage et le resto à Odeceixe, notre Paradis sur Terre, en concurrence avec Saint Laurent du Maroni.

Quelques couleurs sur la peau, pâtés de sable, un peu de planche de surf pour les enfants, lecture assidue …

Retrouvailles avec le restaurant ayant vue sur l’Océan à l’heure du coucher de soleil, et spaghettis fruits de mer. Un délice, un bonheur.

Retrouvailles avec le restaurant de la finale de la coupe du monde de foot (France / Portugal) : grande déception. On a attendu plus d’1h30 pour être servis, et bien moins bien tant en qualité qu’en quantité que l’année passée. Grrr. On ne donnera pas l’adresse à nos potes Eric et Virginie qui prévoient un voyage au Portugal !

Romain a réussi à prendre un coup de soleil aussi. Et quel talent ! Il l’a pris sur l’épaule, DANS le camping car, par le lanterneau … incredible (en anglais dans le texte !).

Il n’a néanmoins pas chômé en séance photos et nous vous livrons quelques clichés exceptionnels de cette rivière et de cet Océan en concurrence tranquille, à marée basse puis à marée haute. On ne se lasse pas de la vue que nous offre cet endroit idyllique.

Demain, petit road trip vers Sagres, pointe de l’Europe et Monchique.

On prévoit aussi une journée à Slide & Splatch à Lagoa, qui fait rêver les enfants.

Vendredi 28 juillet 2017  :

Après un coucher de soleil sur Odeceixe hier soir …

… Départ ce matin pour Monchique en passant par le lac du barrage de Bravura, que – croyez moi ou non – on a eu un mal de chien à trouver. Bel eau bleue et jolis paysages, déjeuner avec cette vue …

Ensuite, on s’est installés dans un mini camping spécial pour CC, hyper bien fait, avec piscine, qu’on connaissait de l’année passée. Le but ? Aller savourer l’eau de la source de Monchique. Programme de demain !

Samedi 29 – Dimanche 30 juillet 2017 :

29 au matin, après avoir remis Oscar en ordre de service, nous sommes allés retrouver la source de Caldas de Monchique. A notre grande surprise, celle-ci a été déplacée à l’aide d’un tuyau (grrr) … Ça fait un peu bizarre et artificiel, c’est idiot. Mais on a quand même rempli nos bouteilles vide gardées précieusement car Virgile, qui n’aime pas l’eau plate … aime celle-ci. Mais bien sûr … ! C’est vrai qu’elle a un goût rigolo, un goût de l’effort, je dirais puisqu’il a porté le bidon de 6 litres spontanément. Mouarf. Et on a trempé Bamboo à la fontaine ; elle mourrait de chaud et nous avait empêché de dormir toute la nuit en haletant comme une folle furieuse.

Ensuite de ça, on a pris la route vers Sagres, où le soir nous avons donc manqué nous envoler tant le vent souffle à cet endroit du Portugal, pointe de l’Europe. Casper le drone nous permet une belle visibilité de ladite pointe, même si Romain a eu bien du mal à le faire rentrer au bercail avec le vent de face (je ne vous cache pas le petit temps de sueurs froides !).

30 au matin, nous n’avons eu aucun mal à lever nos nains à 7h30 pour aller au slide & splash, parce aquatique de Lagoa. C’est beau le progrès !

On avait fait ce choix de se parquer à 1h de route pour éviter les entassements de CC de la coté méditerranée et d’aller audit parc « de bon matin », à l’ouverture, en pensant y rester jusqu’à 14-15h quand les ventres réclameraient et que les enfants auraient leur compte de trampouille au bout de 4h (comme à la piscine voire à Center Parcs, quoi). Que nenni ! Le parc en question est bien plus accueillant que ne le serait tel endroit en France et les Portugais débarquent : en famille, avec glacière, bières, serviettes, chaises, crème solaire, parasols, etc. Il n’y a que les tables qui manquent à l’appel. Les gens se changent dans la file d’attente et personne ne passe par les vestiaires, ridicules à bon escient. Une fois le parc ouvert, tout le monde pose son bazar, s’installe pour la journée et couuuuurrrrrt aux toboggans, présents en quantité illimitée. Du délire, le tout dans la bonne humeur. On avait l’air de petits joueurs avec notre seule serviette et un paquet de biscuits, pour une matinée piscine. Je vous jure …

Bon, on s’est adaptés très vite. Demi-tour pour aller chercher les parasols au CC, garé à 50m. Et puis on a vite craqué, hop on est allés chercher les chaises aussi. Hihi. A midi, on est retournés au CC pour déjeuner peinards et 20 min plus tard, les enfants sont repartis bille en tête pour 5693 tours de plus pendant que nous, on faisait pause-café tranquillou. On a bien profité aussi et franchement, Center Parcs peut aller se rhabiller vu la qualité du parc. Extrêment propre, bien fait, drôle, sécure etc.

Les enfants ont fait leur propre récit de la journée. Ils ont profité jusque 17h59 viiiiiiite on retourne faire un dernier tour du whizzzzzzzzzzzzzzzzzzer !!

Je vous laisse lire !

Le soir, re-dodo à Sagres et 31 au matin, nouvelle épopée vers notre Eldorado : Odeceixe (dire « audexch » !) … avant de filer vers Lisbonne. Cette fois, on ne quittera pas le Portugal sans y avoir trainé nos baskets.

Sur la route, au gré de notre road trip : un champ de panneaux solaires et une photo dédicace pour Asya 🙂

Le Slide Parc selon Virgile :

On n’était même pas encore installés qu’on était déjà aux tobbogans. Je ne sais pas comment j’ai fait mais j’ai réussi à me coincer dans un d’eux, j’ai trouvé ça très drôle. Il y avait un toboggan avec des grosses bouées, on a voulu le tester tout de suite. Le maitre-nageur qui surveillait nous poussait dans le toboggan. Il m’a poussé à l’envers puis a poussé Erinne 2 secondes après, ce qui fait qu’on l’a descendu en même temps, c’était génial. Alors que le parc devait fermer, nous avons réussi à aller faire encore un tour du toboggan très rapide dans le noir complet, puis encore un avec des bouées. Là, le maitre-nageur nous a autorisé à le descendre ensemble (alors que ce n’est pas prévu pour celui là) en nous disant « yes, because I’m the best », ce qui nous a fait bien rire. C’était une journée géniale.

Le Slide Parc selon Erinne :

C’est un énorme parc aquatique avec des dizaines de toboggans, rien que ça ! Avec Virgile on a fait énormément de tours, tous unique. Certains ensemble, d’autres individuels. On a passé approximativement 8 heures dans toutes les attractions toutes les unes plus géniales que les autres !!!

Lundi 31 juillet et mardi 1er août :

Depuis le 31 au matin, nous sommes installés à Odeceixe, pour le plus grand bonheur de tous. On a cette chance incroyable de pouvoir à la fois se poser plusieurs jours au même endroit tout en arpentant le Portugal, le tout après avoir profité de nos amis quelques jours en début de voyage. C’est t’i pas beau la vie ??

On fait geek à distance en mettant le site à jour sur nos précédents voyages (vous serez prévenus quand les photos seront en ligne), on larve à la plage, on joue aux raquettes (enfin, pas moi einh), on bouquine (ça, c’est surtout moi), etc. On s’est payé le luxe d’un nouveau resto avec des commandes toujours un peu au hasard et une belle déception de Virgile qui s’est retrouvé avec un poisson bouilli et des légumes verts …

Et hier soir (1er août), pique nique sur la plage devant le coucher de soleil : une bonne raison pour bien s’amuser. La vie est belle je vous dis !