Portugal 2020

Du 19 au 23 juillet 20

Cette année, c’est de nouveau le Portugal. Les enfants avaient envie de soleil, le Portugal avait clairement plu à tout le monde. Un petit tour à Odeceixe nous tente. Le Covid nous a fait nous interroger tant et plus entre risque pour nous et les autres, et responsabilité civique, mais nous avons décidé que nous avions toujours connu ici des lieux très isolés et que dans notre camping-car, c’était encore le mieux comparé à Etretat où il semble y avoir foule.

La veille du départ, vent d’inquiétude puisqu’il est question d’une nouvelle fermeture des frontières de l’Espagne. On finit donc la préparation d’Oscar sans même savoir où on part ! On ajoute donc en dernière minute 2 sweats et un pantalon chacun, on s’inscrit sur le site Ariane et vogue la galère ! On part chez les copains à Saint Calais comme prévu pour 2 jours en se disant qu’on se décidera sur place, quand on aura plus de détails sur cette histoire de fermeture de la frontière espagnole.

Première étape du dimanche 19 à la chèvrerie qu’on apprécie. Balade dans la campagne à perte de vue.

Puis journées en compagnie de Virginie et Eric, retrouvailles autour de bons plats créoles dans le jardin de la brigade, balade au Mans et dans Saint Calais avec les chiens, que du bon temps !

Le mardi soir, on décrète que le départ au Portugal est possible.

Mercredi 22 et jeudi 23 sont donc consacrés à rouler rouler rouler, et ça nous parait bien plus loin que la première fois ! Notre première journée de route avale 850 kms sans peine. La 2ème journée, il fait 39°, c’est l’Arizona, c’est accablant. On abdique de suite à l’idée de faire les 970 kms qui nous séparent encore du Portugal sud. On passe donc deux nuits en Espagne au lieu d’une. Spot au bord de l’eau, plutôt marécageuse, dans laquelle les chiens ont pu se rafraichir un peu et les enfants aussi, parce que vraiment il fait TRES TRES chaud. Nuit à 37°. Bamboo malade. C’est un très vieux chien désormais, qui ne voit plus bien (voire plus du tout), qui entend mal, et qui n’aime pas du tout ni la chaleur, ni qu’on lui change ses habitudes. Elle a toujours baroudé avec nous, mais là, franchement, elle n’a plus envie du tout. C’est la 3ème année qu’on le dit, mais ça va évidemment de mal en pis. On est patients et aux petits soins. On se lève la nuit, on la mouille au jet, on la baigne, on la porte pour monter dans le camping car, et on dort avec le ventilo, sous lequel elle s’installe.

24 – 25 juillet 20

Arrivée en apm au Portugal à Tavira. On a décidé cette année de passer un peu de temps en Algarve, que nous avons toujours boudé ou presque car nous fuyons les lieux touristiques. Avec le covid, malheureusement, il y a peu de monde, donc nous en « profitons ». Tavira est une jolie petite cité. On se promène au Castello local, on boit un coup, on va à la plage. La plage … parlons en ! Elle n’est accessible qu’en bateau ! Les plages de cet endroit sont essentiellement sur les iles toute en longueur, parallèles au continent. Elle se mérite donc, la plage. On se gare, on marche, on prend le bateau, on marche à nouveau pour traverser l’ile, et on est à la plage ! Mazette …

Pour l’instant, on préfère tous les 4 les grandes plages à perte de vue, désertes, de la côte atlantique. Mais c’est le jeu, ma pov’ lucette. Pour apprécier, faut comparer.

Reste à ajouter le fait qu’on est privés de spots sauvages : le Portugal semble avoir mis en place une chasse au camping sauvage depuis le 15 mai. Il est sûrement nécessaire d’occuper les campings et autres aires, de fait peu fréquentés. On joue le jeu, évidemment, tout en restant très isolés quoi qu’il en soit.

On prévoit la suite du programme en fonction de lundi matin, 9h30, heure d’ouverture du garage réparateur de CC à Loulé. Ah oui, on ne vous a pas dit : le frigo ne fait pas beaucoup de froid et le congélo ne congèle pas. On est dans la merde, et on a perdu tous nos produits laitiers …

On croise les doigts pour que la réparation ne nous coute pas une fortune. En attendant, déplacement modeste vers Olhao.

26 juillet : Olhao.

Journée à Olhao, balade dans les ruelles et sur le front de mer. Vue sur les bancs de sable, et les ferrys plein à craquer qui partent eux aussi vers les iles-plages. Port de pêche, avec ses filets immenses sur les quais. On flâne. On se choisit un resto guide du routard qui promet un bon repas de poissons. On n’a pas été déçus ! Menu unique : pommes de terre, salade de tomates, pain (bouilli) à l’ail (bof)  et poissons grillés à volonté. C’est absolument divin, frais, fin. Le tout pour 56€ pour 4 boissons comprises …

Après cette chouette journée, départ vers une aire avec piscine proche de Loulé (le réparateur donc). Mais grande déception : l’aire n’existe tout simplement pas !!!!! On en essaie une autre, sous les pins. Ca aurait été chouette si Oscar avait fait 1 m de moins en hauteur. On rit, on soupire et on décide de repartir à Tavira pour la nuit, où l’aire est vraiment chouette, et avec de l’eau, indispensable par les 35° ambiants que nous avons, notamment pour Bamboo qui, pas mouillée, rencontre de grandes difficultés.

27 juillet :

Coup de théatre. Le réfrigérateur refonctionne ! Du coup, journée parc aquatique du coin, pour se laisser la possibilité d’aller mardi voir le réparateur si besoin.

28 juillet :

Le réfrigérateur va bien, et Bamboo va mieux. L’ordonnance fournie par le vétérinaire qui la connait semble faire effet. On est installés à Silves : on bosse le matin, et on farniente l’apm sous un soleil de plomb.  

29 juillet :

Après hésitation, on se lance à l’assaut de Lagos. On hésite, parce que c’est LA ville touristique du Portugal, avec la Ponte De Piedade, ses falaises, formations rocheuses et ses grottes dans la mer. Mais comme on s’était dit que les touristes avaient fui a priori, on décide d’y aller (sinon, on n’ira jamais).

On a eu raison : on s’est garés sans aucun souci malgré les 7m40 d’Oscar. On était 15 dans le bateau qui doit pouvoir contenir habituellement à tout le moins 40 touristes. Le lieu est en effet magique. Les stratifications évoquent un millefeuille et cette succession de rochers dont les couches si visibles sont exactement les mêmes est assez émouvante. C’est sans compter le bleu cristallin de l’eau, dans laquelle on a pu se baigner du bateau. Bref, une belle parenthèse dans cette ville bétonnée par le tourisme, et dans laquelle rester ne présente aucun intérêt.

On a donc ensuite filé vers Odeceixe, coté Océan Atlantique, à 50 kms où nous nous réacclimatons (avec strupeur) au 16° du soir …

Même si notre resto préféré a changé de direction, et donc de carte, c’est un plaisir que d’être là.  

Nous y resterons quelques jours, mêlant les plaisirs de la plage et ceux des déjeuners & diners portugais. Praia d’Odeceixe, Praia do Malhao que nous adorons, balade en ville, et à table : Arisco do Maro et autres mets, sangria y compris.

On a établi le camp dans une petite aire tenue par un Allemand, trop content d’échanger dans sa langue (et donc bavard …) à laquelle on revient chaque soir pendant les 4 soirs, puisque la chasse au camping sauvage est ouverte.

02 août :

Comme c’est quand même la 3ème fois qu’on vient trainer nos guêtres au Portugal, on cherche des endroits où se poser qui soient à la fois suffisamment dignes d’intérêt et inconnus. On décide de partir remonter (en camping car) le Guardiana. Le Guide du Routard promet dans le coin (1 routard seulement, mais faut voir) : un Castello (maure, évidemment), une cascade, un barrage et donc un lac artificiel immense, et des restos typiques (on trouve toujours une bonne raison de se déplacer). Soit, we go.

Premier arrêt à Mertalo. Sieste obligatoire en 13 et 17 … Il y fait une chaleur accablante, la zone est très aride. La route a été parsemée de champs d’oliviers, de petits villages blancs et de nids de cigognes. On se trouve un spot au bord de l’eau, et on se baigne, chiens compris of course. Les ados végètent devant une série après leur plongeon dans la rivière, nous on bouquine.

A partir de 17h, à l’heure à laquelle on se demande à quel moment on va finir par être cuits pour de bon, les locaux s’agitent. Notre place voit se mettre en place une valse de voitures, à la musique plus ou moins forte ;  des pêcheurs, des plaisanciers venus prendre possession de leur embarcation, des baigneurs, bière à la main et … des courageux (selon nous) venus taper la balle (foot, bien sûr). On voit aussi une pin-up venue faire quelques photos, et – contre toute attente, plus tot – des camping-caristes de passage, restés à l’heure de contrées plus fraiches, partis à l’assaut du château vers 15h30 …  

A 18h, nous, on trouve juste le courage de sortir le PC pour traiter nos photos.

Info mamie-chien : elle va mieux, sait se poser à l’ombre une fois mouillée, boit et mange. Mais l’arrière train ne suit pas toujours et voilà que son œil gauche a une conjonctivite.

Demain, on ira voir le bled et son château à la fraiche.

03 août – 04 aout : Mertola – Cascade Pulo do Lobo – Serpa

Visite de Mertola le matin, après une nuit très calme en contrebas du Castello éclairé (magique). La GNR (police) est passée. No souçaille. Ici, au fin fond (du trou du cul) du Portugal, le bivouac ne pose pas de souci. Un grand ouf, car c’est ce qu’on préfère.  

En fait, dans ce coin de l’Alentejo, c’est un vrai cumul de jolis villages insupportablement blancs, endormis, à donjon, créneau et mâchicoulis, clairement désertifiés et pas entretenus, sans doute faute de moyens. Reste regrettable que les mauvaises herbes poussant entre les pierres ne soient pas enlevées car même les arbres s’y développent, du coup, et ça ne peut qu’abîmer l’édifice.

Mertola est donc à la hauteur de mes commentaires (désert, machicoulis et tout), exactement (et c’est peu dire) comme Serpa ensuite … On apprécie donc de se poser au pied desdits châteaux maures (et un tantinet morts – aussi), de manger dans le village, de flâner, et de passer au suivant, en continuant à remonter le Guardania, qui nous rafraichit finalement assez peu, mais un peu quand même.

D’ailleurs, Erinne supporte mal la chaleur. Un peu plus, et elle nous vend la Norvège l’année prochaine !

L’après-midi, nous nous dirigeons mollement vers la cascade Pulo do Lobo, qui est clairement l’attraction du coin puisqu’elle est indiqué PARTOUT sur la route. Armés de nos maillots de bain, on y va à pied (1km500) car Oscar ne peut faire les derniers mètres (trop « root ») de ce chemin accessible seulement en voiture. Arrivé à bon port, on admire, mais point de baignade. C’est juste beau, sans exagération. Et privés de baignade, nous remontons les 1km500 descendus à l’aller, le tout en plein soleil. On pouvait se moquer des touristes d’hier … nous voilà pas plus malins.

On reprend la route vers Serpa, où nous dinerons et dormirons en ville (parking affreusement bruyant, avec des chiens attachés dans la propriété d’à côté qui aurait mérité en France une dénonciation à la SPA). Bonne tranche de rigolade à table puisque le menu n’était qu’en portugais. Google traduction nous aura aidé à choisir entre des armortisseurs et/ou du chien (sic), voire, pour les gourmands, des crapautaus ou du lapin bravo. Finalement, c’était bon, le porc noir, spécialité locale (mais rien qui nous fasse revenir non plus, soyons clairs). Au retour de notre promenade, superbe coucher de soleil en bonus.

04 août apm & soir : 12_Lac du barrage d’Alqueva (Moura) & environs

On a repris la route en fin de matinée après une balade dans les remparts entre parents, et en remontant, on finit par aboutir au barrage, au bord duquel on a pu déjeuner. En plein soleil, nous battons notre record : 52° sur Oscar au redémarrage. Mais 36° « seulement » en vrai, quand on repart.

Les champs d’oliviers se succèdent à l’infini.

Pour l’apm et la nuit, chers lecteurs, on s’est trouvé un spot d’enfer ! Seuls au monde au bord du lac. Il fait chaud mais c’est incroyablement beau. On peut se baigner, tous les 6, même si nos pas dans l’eau décollent le mélange eau / sable du fond (ou comment dire élégamment que c’est un peu vaseux ?). L’eau doit bien être à 32°, ça fait du bien ! Donnez moi un peu de bain moussant (bio) je vous prie.

On prévoit de rester ici pour le déjeuner de demain midi avant de continuer nos aventures vers Elvas.

05 aout au matin :

C’était tellement magnifique hier soir qu’on vous fait profiter des photos en les traitant le lendemain matin, sous une t° clémente.

05 aout journée : Elvas.

Prêts à affronter encore un peu la canicule, en soutien à nos compatriotes restés en France qui la subissent, nous nous dirigeons vers Elvas et un énième château. En fait, on y va surtout pour l’aqueduc, un des plus grands d’Europe. Comme ça, au coté Cévennes, s’ajoutera un aspect Pont du Gard.

Il a fallu attendre la fin de journée pour aller flâner, par 38° quand même. C’est … épouvantable de vivre sous ces latitudes. Faut y être né !

Bref, le guide promettait une ville animée. Euh … pas du tout. Mais bon, vue charmante sous un soleil rasant une fois rendus au famous Castello, atteint en traversant une foultitude de ruelles complètement endormies malgré l’heure, et TRES bon resto en redescendant. Et Aqueduc de fait superbe. On a dormi à son pied.

Demain, départ vers la cote. On choisit nos températures.

06-08 aout, voire plus : Marinha Grande.

Traversée du Portugal. Passage par Ourèm pour acheter des croquettes là où on les avait trouvées les meilleures et comme prévu elles ne valaient pas le déplacement.  Puis direction un joli coin déjà connu, plein de dunes et de vagues : Marinha Grande.

Il fait 23° et ici, le bivouac ne sera pas un souci. On renoue donc avec les lieux, et on s’installe. Sur la plage, les vagues fracassent littéralement le sable. C’est émouvant. De grands rouleaux viennent heurter la plage, je pourrais regarder des heures. C’est d’ailleurs ce qu’on fait.

Tout le monde bouquine sur le sable. Et Bamboo peut même profiter d’un tour à la mer, puisque l’accès est aisé et que la puissance des vagues créé, au-delà des dunes, des piscines naturelles.

On dort au son des vagues, et on farniente.

09-10 aout : Vallée du Douro & départ vers le Nord.

 Il faut continuer un peu notre route, et on se lance à l’assaut de la Vallée du Douro, avec ses vignes en espalier caractéristiques de la région, vignes à compter desquels est produit le fameux vin de Porto, et évidemment, le Douro en fond de vallée.

Je ne sais pas si c’était une erreur de bouger un dimanche (sans doute que si), mais quel cauchemar ! On a eu un mal de chien à s’arrêter. Tout était blindé partout. Rien d’idyllique à se mettre sous la dent. Les locaux arrêtés sur le bord de la route sous les pins à pique-niquer avec barnums, musique, tables et chaises (type marmousets pour ceux qui connaissent) alors que l’Océan leur tend les bras à 100m.

Pour couronner le tout, alors que nous étions accablés par 40° il y a encore quelques jours, t° locale frisant les 19°.

Avec difficultés, on a réussi, tardivement, à se dégoter un petit coin sympa pour la nuit et un autre pour le déjeuner, le long du Douro, ce qui fait des repas avec une vue plutôt inhabituelle.

Mais compte tenu du brouillard, de la pluie même et des 18° nous décidons de partir vers les cascades du Nord. Nous ne connaissons que la Peco Negro, à Soajo, où se trouvent aussi les espigueirros (greniers à foin).  Nous avons un souvenir rural et abandonné d’ici, avec une cascade type Eden, inconnue des foules et d’une nuit avec les moutons, vaches autour du camping car. Une atmosphère paisible se détachait des lieux.

Je ne sais pas s’ils ont fait la promo du village dans toute la moitié sud de l’Europe, mais … quel enfer ! Le parking est blindé (plein de voitures et au moins 8 CC – ce qui est inhabituel depuis le début de notre voyage), les chiens errants errent et aboient sans se lasser, les jeunes beuglent jusque tard le soir, voire dans la nuit. Au petit matin, agitation bruyante, rotofil inclus (depuis 4h). Bref rien de paisible …

La cascade est toujours aussi belle, même si nous n’y étions pas vraiment seuls, loin s’en faut (ce n’était pas le Lavandou non plus einh, mais …).

Heureusement dans ces journées loose que le paysage est toujours aussi beau. Ca vaut quand même le déplacement. Et les vaches sont toujours au rdv sur la chaussée.

Bref, inutile de vous dire que nous envisagions de rester 2 nuits et que nous allons nous barrer dès notre matinée travail et photos accomplie !

11 & 12 aout 2020 : Parc national de Penada Gérès et retour sur la cote.

Avant de quitter Soajo, quelques photos qui auront un petit gout de déjà vu, mais bon, j’adore, alors …

Romain aurait bien fait voler Casper, mais c’était sans compter les flots de touristes qui ont découvert l’existence du bled. Donc il a abdiqué.

Au programme pour nous, les cascades et piscines naturelles du parc, en plus de celle de Soajo que nous connaissions déjà. D’ailleurs, certaines sont indiquées au camping auquel nous passons faire les services (eau propre et vidange d’Oscar). Avant, nous décidons de prolonger la visite des espigueiros par un passage à Lindoso, où on trouve aussi, tout en haut évidemment, un nouveau … castello. Ils ressemblent aux autres, le château comme les greniers, mais on reste contents d’être allés s’y balader.

Le midi, on s’offre un resto qui, comme la grande majorité des restaurants portugais, sert des plats pour 8 quand ils sont prévus pour 2. Vous verrez par vous-même en photos.

C’est après que ça s’est compliqué ! Bien qu’indiqués au camping (et donc selon nous accessibles aux campeurs et pas seulement à ceux avec Quechua et sac à dos), les cascades du coin se sont avérées être nichées tout au bout d’une très étroite route de montagne en cul de sac, après traversée de deux villages microscopiques avec des balcons moins hauts que la capucine (l’avancée lit au dessus du poste conducteur passager) de notre Oscar. Ce n’est qu’arrivés tout en haut que Romain a pu faire demi-tour, au terme de pas mal de manœuvres et de quelques sueurs froides. Se garer pour aller aux cascades était juste impensable, et nous sommes redescendus, indemnes. Le paysage était à couper le souffle, mais comme la route aussi, on n’en a pas assez profité.

En affrontant de nouvelles étroites ruelles et au prix de mille et un virages supplémentaires, et de quelques déconvenues en matière de spots (c’est le petit côté croate de la fin de notre voyage au Portugal),  nous avons pu nous stationner au bord d’un joli Rio (rivière) pour la soirée, la nuit et ce matin. Même si on a bénéficié d’un concert de chiens errants (encore), d’un carillon de l’église voisine et d’un rodéo de moto cross et quad en fin de journée, le lieu en valait la chandelle, avec, en prime, un superbe coucher de soleil et un papotage avec le propriétaire de la maison voisine.

La journée du 12 a été consacrée à profiter du parc naturel en roulant (de l’avantage d’Oscar). On a renoncé aux cascades pré-selectionnées avant notre départ de France, dont la Cascade de Tahiti, au nom prometteur pour s’éviter de nouvelles frayeurs montagnardes.

Au soir, nous voilà installés à la frontière luso-espagnole, au nord de Viana do Castello.  Encore un magnifique coucher de soleil, cette fois sur le Rio Minho.

13 août :

Journée farniente & balade au bord du fleuve en perspective. Puis nouveau départ vers l’Océan pour conclure notre séjour au Portugal avant un retour tout en douceur en France, en passant par chez notre viticulteur préféré en pays bordelais.

14 août :

Arrivés hier 20 kms plus loin. En remontant le rio Minho, on arrive inéluctablement à l’Océan. Comme on était à 20 kms, ça n’a pas été très long J . Un petit temps d’emplettes et de services Oscar, et hop, la plage. La cote tout au nord du pays n’a rien à voir avec celle qu’on a déjà admiré plus au sud, ou même au centre du pays. Ici, c’est bienvenu en Bretagne, les yeux fermés (ça sent les coquillages) comme les yeux ouverts (logique, les rochers sont en nombre). C’est très très beau, et assez sauvage. Comme partout, les plages sont quasi désertes, ce qui fait notre bonheur, parents, ados et chiens.

Apéro sur la plage, coucher de soleil. Bivouac derrière les dunes. Que demander de plus ?  Demain, on reste.